La crise alimentaire affame aussi les associations
L’explosion du prix des denrées de base et l’augmentation de la pauvreté inquiètent les organisations d’aide alimentaire, qui éprouvent de grandes difficultés à assurer leurs missions en France.
dans l’hebdo N° 1002 Acheter ce numéro

Thaïlande, Sénégal, Inde, Haïti et… France. La crise alimentaire mondiale touche tout le monde, de Bamako à Paris. Si l’explosion des prix des denrées alimentaires de base est amortie avec plus ou moins de douleur par les Français, les plus démunis sont les premières victimes du phénomène. Ceux qui pouvaient encore payer leur nourriture en grande surface ont tendance à se fournir auprès des associations de solidarité, augmentant ainsi la «clientèle» de ces dernières. Or, ces associations doivent affronter une diminution sensible de leurs approvisionnements, entre autres avaries.
L’augmentation du prix des produits privera les Restos du cœur de 5,5 millions de repas en 2008-2009. Daniau/AFP
Tout en haut de la chaîne de la solidarité alimentaire trône le Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD), créé en 1987. Le dispositif devait mettre à disposition des États membres demandeurs les excédants agricoles communautaires, aujourd’hui réduits à peau de chagrin pour cause de réforme de la politique agricole commune (PAC). En parallèle, les États membres sont passés de 15 à 27, augmentant de facto le nombre de pays demandeurs. Ils sont aujourd’hui 19, dont la France, représentée par quatre organisations : la Fédération française des banques alimentaires, le Secours populaire, les Restos du
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