Le piège du guichet
De nombreuses préfectures interpellent directement les sans-papiers
qui se présentent dans leurs services, spontanément ou sur convocation. Les associations de défense des étrangers s’élèvent contre ces méthodes.
dans l’hebdo N° 1003 Acheter ce numéro

Grâce aux courriers et à un document interne de la préfecture de Nanterre (Hauts-de-Seine) sortis au grand jour début avril, le dispositif est connu : une première missive enjoint les sans-papiers dont un dossier de régularisation est ouvert à ne plus utiliser la voie postale mais à se présenter « le mardi ou le jeudi matin » en préfecture « pour solliciter l’examen de [leur] situation ». Second étage de la fusée à expulser, la note interne adressée par le bureau de la Direction de la population et de la citoyenneté « aux agents des sections “accueil” et “contrôle” » explique la marche à suivre « afin d’assurer la reconduite effective des étrangers faisant l’objet d’une OQTF […] ou APRF ». Soit, dans le jargon maison, obligation à quitter le territoire français et arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. En clair, « il a été décidé de procéder à l’interpellation systématique de ces catégories
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