Réseaux pointés

Plusieurs syndicats et organisations de l’Éducation dénoncent la réduction programmée des effectifs des Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté, sans concertation avec les professionnels du secteur.

Xavier Frison  • 13 novembre 2008 abonné·es
Réseaux pointés

Le coup de grâce n’est pas loin. Après la suppression de 13 500 postes d’enseignants traditionnels prévue en 2009, le gouvernement s’attaque aux effectifs des Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté (Rased). Dans ce dispositif, des ­psycho­logues ainsi que les maîtres « E » et « G », comme ils sont désignés dans le jargon de l’Éducation nationale, suivent de près les élèves du primaire en proie à des problèmes particuliers d’apprentissage (« E ») ou d’adaptation à l’école (« G »). À ce titre, ces enseignants spécialisés ont reçu une formation particulière d’un an et interviennent là où le besoin s’en fait sentir, sur plusieurs établissements à la fois. Or, les rangs de ces réseaux devraient être amputés de 3 000 postes de profs E et G à partir de 2009, sur le contingent actuel de 11 000 postes.

Les enseignants de Rased suivent les élèves ayant des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage. Verdy/AFP

Une saignée difficilement justifiable alors même que, selon les enseignants concernés, les moyens des Rased ont toujours été insuffisants pour couvrir les

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