Le volcan Grace Kelly

Juste une suggestion aux autorités islandaises.

Histoire de nous faciliter la vie …

Bernard Langlois  • 24 avril 2010
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Vous l’ignorez sans doute (je n’ai pas pour habitude de me vanter de mes bonnes fortunes, hein !), mais sans y avoir jamais mis les pieds, j’ai une vieille tendresse pour l’Islande.

Comme une nostalgie de pépé libidineux …

C’est rapport à une de mes toutes premières amourettes d’adolescent (je n’avais pas 18 ans) avec une Islandaise à peine plus vieille que moi, rencontrée à Grenoble, ville dont elle fréquentait l’université alors que j’y effectuais mon tout premier stage d’apprenti journaliste. Comme on voit, tout cela ne nous rajeunis pas, et il y a largement prescription. Aventure de fin de séjour, trop brève pour laisser d’autres traces qu’une parenthèse ensoleillée : elle était blonde et rose, comme sont souvent les filles de ces pays nordiques, et je crois bien que je n’ai jamais su son nom, de toutes façons sûrement trop difficile à retenir.

Avec ça, sous des apparences glacées, un tempérament de feu : vous voyez où je veux en venir …

Bien des années plus tard, lorsque j’appris que l’Islande venait de se doter d’une Présidente (1980) et que celle-ci, très francophile, avait fait une partie de ses études à Grenoble, j’eus un petit frisson rétrospectif : n’avais-je pas frôlé, sans le savoir, et par anticipation, le rôle (assez rare !) de Premier Monsieur de la République d’Islande ?

Illustration - Le volcan Grace Kelly

Illustration - Le volcan Grace Kelly

Renseignement pris, pas du tout : Vigdis Finnbogadottir (mon Dieu ! Et il manque l’accent sur le deuxième o, je sais pas faire …) , première femme au monde à être élue chef d’Etat, était un peu plus âgée que mon gentil flirt d’autrefois, et son passage à Grenoble antérieur au mien (mais qu’est-ce donc qui attire ces filles du grand nord dans la capitale du Dauphiné ?).

Bon, assez digressé.

Ma suggestion aux autorités islandaises : ne serait-ce que pour faciliter la vie aux journalistes du monde entier contraints de se casser les yeux, la voix et le reste sur le nom à coucher dehors de votre foutu volcan lanceur de nuages et perturbateur de voyages aériens —celui-là, oui —, pourquoi ne pas lui donner le nom d’une star connue du monde entier, comme Grace Kelly ?

Illustration - Le volcan Grace Kelly

Et tant qu’on y est, baptiser aussi les volcans voisins, aux noms sans doute aussi imprononçables que … celui-ci, là, qui fait l’actualité (comment dîtes-vous déjà ?) avec d’autres actrices non moins célèbres et adulées par Hitchcock, qui, dans ses films, n’aimait rien tant que de faire jaillir le feu caché de froides beautés blondes ?

Ingrid Bergman, Kim Novak, Janet Leigh, Eva Mary Saint, Shirley MacLain, Joan Fontaine …

Ne seraient-elles pas, aux côtés de Grace, dignes de donner leurs noms à vos terribles montagnes, dont les explosions de laves brûlantes parviennent à franchir le barrage des glaciers ?

Grace Kelly

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Temps de lecture : 3 minutes
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