Kektufous donc ?
« Mais kektufous donc ? » me demandent quelques fidèles lecteurs de ce blog, en constatant que je n’ai rien posté depuis le 24 avril …
… et qu’on est le 7 mai (non, déjà ?)
Je pourrais leur répondre, comme Marcel Achard : « J’ai des tas d’idées brillantes et nouvelles, mais les brillantes ne sont pas nouvelles et les nouvelles ne sont pas brillantes. »
Manque d’inspiration, pour faire court. Non qu’il ne se passe rien dans le vaste monde, au contraire. Mais tout ce qui s’y passe, dans son déroulé lamentable et tellement prévisible, ne m’inspire plus guère (capacités d’indignation épuisées, désolé), qu’une sorte de ricanement sardonique.
(Tiens, à propos de sardons, Le Plan B a jeté l’éponge, tout comme Siné Hebdo. La satire perd du terrain, quand on en a de plus en plus besoin … On m’annonce pourtant un projet de film autour de la personne et de l’œuvre du vieil anar alcoolo, érotomane, volontiers scato …
… et en même temps la crème des hommes, courageux et éternel révolté : appel à souscription, si le cœur vous en dit …)
Les autres raisons sont dues à, dans l’ordre : quelques occupations champêtres liées à l’arrivée du printemps (même s’il est reparti aussi vite qu’il était venu) ; quelques visites familiales et déplacements d’agrément, de nature amicale ou ludique (je pratique assez régulièrement, figurez-vous, le bridge de compétition, à mon modeste niveau et y prend grand plaisir : c’est un jeu épatant pour garder les neurones à peu près en état de marche) ; enfin l’accueil, pendant quelques jours, d’un confrère et ami parisien qui parcourt la France le nez au vent, yeux et oreilles grands ouverts, en prévision d’un livre : je lui ai fait découvrir la Creuse, terre de contrastes, avec ses paysans modernes ou arriérés
(certaines fermes n’ont toujours pas le moindre sanitaire), ses notables (majoritairement solfériniens) et ses libertaires (qui s’efforcent de rester fidèles à une jeunesse plus ou moins soixante-huitarde), sans compter toutes sortes de retraités, comme moi, aux domaines d’activité divers, qui ont choisi de revenir ou de s’installer dans ce pays encore préservé d’une modernité trop polluante et agressive.
Bref, tout cela prend un temps qui court toujours de plus en plus vite.
Et voilà pourquoi mon blog est muet ; je vais m’y remettre, promis.
En attendant, et pour faire le lien avec mon dernier billet, cette jolie trouvaille d’Eric Chevillard (sur son blog, rendez-lui une petite visite) : « Le volcan islandais Eyjafjallajökull a craché dans le ciel au-dessus de l’Europe un obscur et impénétrable nuage de voyelles et de consonnes. »
Pas mal, hein ?
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