Les dix bonnes raisons d’approuver la nomination de Jean-Louis Borloo comme Premier Ministre

Ce serait le premier chef de gouvernement à dire n’importe quoi avec le sourire et en tapant sur l’épaule de ceux qui le croient.
Il nous organiserait un Grenelle des Grenelles, ce qui nous donnerait l’occasion de rappeler qu’il n’y a jamais eu le moindre « accord de Grenelle » en 1968 n’en déplaise à mes confrères à la mémoire fragile. Les Grenelle de Borloo, pour reprendre une expression américaine célèbre, cela revient à faire discuter ensemble une douzaine de loups et deux agneaux pour décider du menu du lendemain.
Nous aurions la certitude que le vin bio serait enfin favorisé au plus haut niveau.
Les tartines ministérielles seraient enfin… beurrées des deux côtés.
Cela nous rappellerait le bon temps où, en compagnie du ministre Brice Lalonde et pour le compte de François Mitterrand, il créait « Génération Ecologie » en enrôlant quelques escrocs, pour gêner les Verts qui commençaient à prendre trop de place dans le paysage politique du début des années 90.
Cela nous rappellera aussi un autre bon temps, en 2002, quand il était le directeur de la campagne de François Bayrou.
Le président de la République va avoir besoin d’un bon avocat d’ici à 2012 et jusqu’à présent, Borloo a été parfait : muet sur l’essentiel et bavard sur l’accessoire.
Cela emmerderait une partie des parlementaires de l’UMP, ceux qui font semblant de croire que le changement de « collaborateur » du Président revêt une quelconque importance.
Cela montrerait qu’un « centriste » peut fort bien endosser et promouvoir une politique d’extrême droite pour peu qu’elle soit décidée par le patron. On serait, ensuite, enfin débarrassé de l’escroc de Grenelle qui a dévoré toute un magasin de chapeaux depuis sa nomination.
Une bonne occasion de simplifier le nom du ministère de l’Ecologie et d’augmenter les fonds disponibles pour la protection de la nature, les réserves naturelles et les parcs nationaux.
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