Les oreilles d’Amesys

Politis  • 8 décembre 2011
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On savait que la société française Amesys avait équipé le régime de Kadhafi de dispositifs d’écoute des télécommunications ( Politis n° 1168). Au moment du scandale, cette filiale de Bull avait précipitamment retiré de son site les plaquettes de com’ présentant le dispositif, avec quelques exemples d’applications possibles. Ces documents, exhumés le 1er décembre par Wikileaks, présentent des relevés de communications de citoyens tunisiens ainsi que des relevés de SMS échangés dans la nuit du 16 avril 2004 sur… les Champs-Élysées ! Le blogueur Bluetouff, qui révèle ce détail, s’interroge : Amesys a-t-elle intercepté des communications entre citoyens français pour démontrer son « savoir-faire » ? À partir des mêmes documents, Jean-Marc Manach, du site Owni, a repéré d’autres interceptions concernant des opposants libyens en exil en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Finlande. Si Internet n’a pas de frontières, Big Brother non plus.

Les échos
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