Affiche de campagne : le PCF fait sa « révolution culturelle » 

À mi-chemin entre les styles « manga » et « mao », le Parti communiste a imaginé une affiche de campagne du Front de gauche pour le moins iconoclaste.

Pauline Graulle  • 20 février 2012
Partager :
Affiche de campagne : le PCF fait sa « révolution culturelle » 
© Photo affiche : Michel SoudaisPhotos Mao : DR

Illustration - Affiche de campagne : le PCF fait sa « révolution culturelle » 

Une affiche pour un concert de musique « new age » ? Pour la dernière discothèque à la mode ? Raté ! C’est le Parti communiste version XXIe siècle qui se cache derrière ces couleurs fluo, ce petit nuage et ces rayons ionisants.

Une affiche de campagne pour le Front de gauche  sans la moindre touche de rouge, couleur traditionnelle de la gauche, il fallait oser… Catherine Leclère, la graphiste du PCF, l’a fait : « L’idée était de nous renouveler, de sortir de l’ordinaire , explique-t-elle. Aucun parti politique n’a jamais utilisé le fluo dans sa communication. On voulait dépoussiérer les codes et nous distinguer des autres affiches. D’ailleurs, dans les années 1980-90, le PCF, entouré d’artistes, a été très novateur en termes graphiques » .

N’empêche, en interne, l’affiche « Vivement le Front de gauche » a suscité quelques remarques un rien circonspectes. Comme ce cadre qui y a vu une influence « manga »… « Un peu de transgression, en politique, c’est pas interdit ! , estime Gérald Briant, responsable communication au PCF. Avec cette affiche, on est vraiment dans la rupture… »

Vraiment ? Ces rayons ne vous rappellent vraiment rien ?

Illustration - Affiche de campagne : le PCF fait sa « révolution culturelle » 

Illustration - Affiche de campagne : le PCF fait sa « révolution culturelle » 

Après le soleil radieux de Mao, serait-ce au tour de Jean-Luc Mélenchon d’irradier les consciences ? Au PCF, on jure qu’on n’a pas pensé un seul instant à la propagande du Grand Timonier. Ou alors, « à l’insu de notre plein gré » , rigole Gérald Briant. L’inconscient politique est parfois tenace…

Politique
Temps de lecture : 2 minutes
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »
Entretien • 15 octobre 2026

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »

Raphaël Glucksmann est sorti large vainqueur de la primaire « de la gauche socialiste et démocratique ». Conséquence, le Parti socialiste n’aura pas de candidat propre pour la présidentielle 2027. Le résultat divise déjà au sein de la formation. Une situation dont le premier secrétaire, Olivier Faure, sort affaibli.
Par Névil Gagnepain
Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient
Analyse • 15 octobre 2026 abonné·es

Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient

1 500 communistes ont annoncé le 14 octobre leur ralliement à la candidature du leader insoumis. En parallèle, la victoire de Raphaël Glucksmann lors de la primaire socialiste provoque des remous chez les militants de gauche et semble acter une bipartition de la campagne. 
Par Névil Gagnepain
Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture
Politique • 12 octobre 2026 abonné·es

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture

Le candidat Renaissance et de La France insoumise à la présidentielle ont respectivement tenu meeting à Lyon samedi 10 octobre et près de Clermont-Ferrand dimanche 11, sur fond de mobilisation lycéenne. Alors que l’ancien Premier ministre défend une ligne fondée sur l’autorité et les devoirs, le leader insoumis dénonce le bilan éducatif des gouvernements macronistes.
Par William Jean et Névil Gagnepain
Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?
Politique • 9 octobre 2026 libéré

Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?

Ce 12 octobre, le coprésident de Place publique a remporté la primaire sociale-démocrate octobre, en glanant 66,17 % des 120 000 votants en ligne. Une question brûlante a animé les derniers jours de campagne : sa victoire serait-elle synonyme de la fin du parti à la rose ?
Par Névil Gagnepain