La saga des naturalistes finit toujours au jardin
Chronique « jardins ». Dans son livre sur les arbres et les voyageurs, récit foisonnant où les uns et les autres se rencontrent croisent sur les routes des naturalistes qui ont amené beaucoup de nouvelles espèces d’arbres en France, Andrée Corvol croise parfois le nom de Jussieu (…)

Dans son livre [^2] sur les arbres et les voyageurs, récit foisonnant où les uns et les autres se rencontrent croisent sur les routes des naturalistes qui ont amené beaucoup de nouvelles espèces d’arbres en France, Andrée Corvol croise parfois le nom de Jussieu. Elle reproduit notamment la célèbre gravure, maintes fois copiée et plagiée dans les livres scolaires, montrant Bernard de Jussieu mettant en terre au Jardin des plantes un cèdre du Liban. Un cèdre dont la légende parisienne et naturaliste a longtemps raconté qu’il fut « rapporté par le naturaliste dans son chapeau d’un voyage en Terre Sainte ». La réalité fut plus prosaïque : en 1734, revenant de Londres ou il avait rendu visite à un célèbre naturaliste anglais, ce Jussieu-là avait rapporté un tout petit cèdre ( Cedrus libanii ) dans un pot. Mais en sortant de chez lui, au moment de monter dans son coche, il laissa échapper le pot, lequel se cassa. Il dut installer le plant chétif dans son chapeau avec un peu de terre ramassée pour courir le planter au plus vite sur les pentes du Labyrinthe.
Ce légendaire cèdre du Liban est toujours présent au Jardin des plantes, supportant
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