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Parti Pirate : « Nous n’avons aucune chance d’être élus ! »

Dans la série des «partis encore inconnus qui se présentent aux législatives», Politis.fr s’est intéressé au Parti Pirate et a interviewé son co-président…

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Maxime Rouquet, 26 ans, ingénieur en informatique , est co-président du Parti Pirate. Il revient sur le sens de la candidature de son parti aux législatives.

Politis.fr : C’est quoi le Parti Pirate ?

Illustration - Parti Pirate : « Nous n’avons aucune chance d’être élus ! » Maxime Rouquet : A la base, une blague d’informaticien. Celle d’un Suédois qui a créé son parti tout début 2006 car il trouvait anomal de mettre en prison des gens qui ne faisaient que partager des fichiers sur le web. Un Parti Pirate a également vu le jour en 2009 en Allemagne, et il en existe aussi un en Autriche… En France, le Parti Pirate a été créé dès 2006 en réaction à la loi Dadvsi qui instaurait trois ans de prison pour le partage de fichiers en peer to peer… La structuration du mouvement en association date de 2009, et ce n’est qu’en 2011 que nous avons demandé la reconnaissance en parti politique (ce qui ouvre notamment le droit au remboursement des campagnes électorales). Aujourd’hui, le Parti Pirate rassemble près de 600 adhérents, en forte progression ces dernières semaines – l’effet de la campagne des législatives où pour la première fois, nous présentons des candidats.

Pourquoi vous présentez-vous aux législatives ?

Après un gros travail, notamment sur notre blog, pour rassembler un nombre suffisant de candidats, le Parti Pirate présente 101 candidats issus de la société civile – et pas seulement des informaticiens ! – sur toute la France. Nous sommes conscients que nous n’avons aucune chance d’être élus sur une élection à scrutin uninominal, et nous n’avons aucune envie de tomber dans des histoires d’alliance car nous ne voulons faire aucun compromis sur nos idées et nos valeurs. L’objectif de notre participation à cette élection est de faire découvrir aux citoyens le parti et ses idées.

Quelles sont-elles ?

Notre campagne pour les législatives est centrée autour de cinq thématiques : la légalisation du partage hors but lucratif entre citoyens, la lutte conter le fichage abusif, l’indépendance de la justice (indépendance du parquet, des nominations, protection des sources des journalistes, etc.), l’ouverture des données publiques dans le cadre d’une réflexion sur l’open data, et la transparence de la vie politique (non cumul des mandats, publications d’informations sur les indemnités parlementaires, les notes de frais, etc.).

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la politique ? Vos requêtes font davantage penser à celles de groupes de lobbying ou à des associations de consommateurs…

Justement, nous proposons un autre mode d’action que les Anonymous ou les Indignés… L’idée était de créer un mouvement politique, sans forcément qu’il y ait des élus – personne, au Parti Pirate, ne veut faire une carrière en politique – mais pour faire pression sur les élus et les responsables politiques.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?

Nous espérons rattraper la notoriété des autres Partis Pirates en Europe. Aujourd’hui, les Pari Pirates suédois et allemands font de bons scores. On compte deux eurodéputés suédois au parlement européen, et en septembre dernier, le PP a fait plus de 8 % au Parlement de Berlin. Nous travaillons ensemble à un programme politique commun pour les élections européennes de 2014.


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