Syrie : sept questions sur une guerre civile
La situation est d’une extraordinaire complexité : la crise risque, hélas, de se régler sur le terrain militaire.
Alors que la répression s’intensifie contre cette révolte essentiellement sociale, il ne reste comme solution que le renforcement des pressions économiques contre le régime ou un retour de la diplomatie.
D’où vient l’insurrection ?
Elle prolonge directement les révolutions du monde arabe, en Tunisie, en Égypte, à Bahrein, en Libye, notamment. Elle n’est pas d’une autre nature. Ce n’est pas un hasard si le mouvement a pris naissance à Deraa, dans le sud du pays, où la misère d’une grande partie de la population côtoie des élites locales autoritaires et corrompues. Pas plus que dans les autres pays la révolte n’est communautaire. Elle est d’abord et essentiellement sociale. Et elle s’est heurtée d’emblée à l’autoritarisme du régime et à la répression.
Quelles sont les particularités de la crise syrienne ?
Contrairement à la Tunisie et à l’Égypte, la dictature n’est pas soutenue ouvertement par les États-Unis ou les Européens. Bachar al-Assad a d’ailleurs pu penser, au début du soulèvement, que son statut à part dans le monde arabe, sa résistance, au moins diplomatique, à Israël, l’immuniseraient contre l’insurrection. Le mouvement social et l’exigence démocratique n’ont d’ailleurs pas
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