Pollution de l’air: tous les indices au rouge et le pouvoir ne fait toujours rien contre le diésel pour économiser des vies

Claude-Marie Vadrot  • 28 mars 2013
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Depuis plusieurs jours, le seuil d’alerte est largement dépassé dans toute la région parisienne et les véhicules continuent à rouler à 80 kms/heure sur le boulevard périphérique et les autoroutes urbaines qui entourent la capitale. Et un silence pesant s’est de nouveau abattu sur les projets de limiter, voire d’interdire, la circulation des véhicules fonctionnant au diesel. Dans les concessions automobiles, la vente de ce type de voitures se poursuit. Et les constructeurs automobiles, qu’il s’agisse de PSA, de Renault et de quelques autres continuent de produire des engins dont les autorités sanitaires expliquent régulièrement que leur circulation continue à abréger prématurément des existences, à multiplier les maladies respiratoires et à être préjudiciables aux enfants qui, en poussettes ou en marchant, vivent dans la partie la plus épaisse et donc la plus nocive des nuages de pollution qui stagnent sur l’Ile de France et sur des villes comme Bordeaux, Marseille ou Lille. Et, évidemment, les grosses cylindrées et les 4 X 4 poursuivent librement leurs rodéos sur les pistes que chacun sait ravinées de la capitale…

Il parait même que les vétérinaires constatent que les chiens subissent de plus en plus gravement cette pollution essentiellement due aux particules. Est-ce que cette information pourra provoquer enfin une prise de conscience des Parisiens et des Franciliens ? On ne sait jamais, les Parisiens sont parfois si surprenant dans leur attachement viscéral à la voiture.

Mais en attendant, il est évident que les responsables, à Paris comme au gouvernement, restent absolument sourds face aux inquiétudes. De peur de remettre en cause l’industrie nationale de la voiture. On se demande à quoi pense la ministre de l’Ecologie, à quoi songe la ministre de la Santé, à quelle société de malades pollués rêve le Premier Ministre, lui qui s’obstine à faire construire un aéroport dont les avions pollueront toute une région.

La bagnole continue, en ville, à menacer la santé et il ne se passe rien. Cela fait des années que cela dure et que le lobby de la revue 40 millions ( ?!) d’automobilistes et l’Automobile Club se dresse, vent debout contre toute amélioration de la situation.

J’entends déjà les pleureuses hypocrites expliquer que des habitants de banlieue ne peuvent pas faire autrement. Il n’est pas question de leur interdire de venir à Paris mais de prendre, au moins, des mesures renvoyant l’usage du diesel dans les poubelles de l’histoire…

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