Bientôt un tribunal pour migrants au bout des pistes de Roissy
Le 17 septembre, un collectif d’associations de défense des droits et des migrants organisait une visite de deux nouvelles salles d’audience délocalisées près de Roissy. Objectif : bloquer l’ouverture prochaine de ces tribunaux d’exception pour les étrangers.

Le car vient de passer le Roissypole. Sur la gauche, une dizaine d'avions d'Air France. Sur la droite, bientôt, l'ancien centre de rétention du Mesnil-Amelot. Puis le village, tristement célèbre puisqu'il abrite le plus grand centre de rétention de France, 240 places.
Affrété par les associations de défense des droits et des migrants (ADDE, Anafe, Gisti, la Cimade, LDH, Syndicat des avocats de France, RESF, Syndicat de la magistrature, Usma, Observatoire rétention 77), le car a dû mettre quarante minutes pour venir de Paris. En transports en commun, c'est une heure et demie minimum depuis Paris, et 20 euros en moyenne. Arrêt : Roissypole. « Puis il faut prendre un bus et descendre là, avant le deuxième feu » , indique Clémence Richard, de la Cimade, qui s'improvise guide pour l'occasion. Toujours aucun panneau. Rien sur l'abribus non plus. Il faut encore marcher dix minutes avant d'arriver au centre de rétention (CRA), le long de cette départementale très fréquentée.
Quand le bâtiment se dessine, les appareils photo et caméras se collent aux vitres. Des murs, des grillages. Une campagne grise, derrière, avec des avions qui décollent au fond. Le Mesnil-Amelot se situe au bout des pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle.
La toute nouvelle annexe du tribunal de Meaux, qui doit ouvrir le 30 septembre, se trouve juste derrière le CRA et le bâtiment de cantonnement de CRS. « On se demande comment les personnes retenues vont se
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