Festival du Vent: un film remarquable sur la nécessaire révolution énergétique

Claude-Marie Vadrot  • 28 octobre 2013
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Le film de l’Allemand Carl Fechner, projeté et longuement commenté lors du Festival, devrait être montré à tous les élus, nationaux, régionaux ou locaux ainsi qu’aux responsables politiques français. Tous ceux qui persistent, en petit comité à considérer la transition énergétique comme un gadget écolo qu’il faut agiter mais surtout ne pas mettre en œuvre. Ils font semblant d’en parler et poursuivent les mêmes fantasmes de développement énergétique, qu’ils soient dans la majorité, dans l’opposition ou entre les deux comme le Front de gauche qui brandit (ainsi que les socialistes) sa ferveur énergies renouvelables quand ça l’arrange et son addiction nucléaire quand la transition le dérange ; à Fessenheim, par exemple. Le film, en intercalant régulièrement les extraits en langue de bois d’un haut fonctionnaire de l’Agence Internationale pour l’Energie, illustre parfaitement la résistance idéologique de tous ceux qui ne veulent surtout rien changer.

Donc, un excellent documentaire d’une heure et 20 minutes, qui montre comment et pourquoi il est urgent de faire « La quatrième Révolution » (1) avec un passage rapide aux énergies renouvelables, à l’autonomie énergétique des territoires et à une décentralisation de la production d’électricité. La démonstration, d’exemples en illustrations, est d’autant plus rigoureuse qu’elle commence à Los Angeles, la « patrie » de la gabegie énergétique. L’occasion pour l’auteur, présent après la projection, d’expliquer qu’il « devrait être interdit de gaspiller l’énergie ». Il a aussi expliqué que les progrès de l’Allemagne vers le recours aux énergies renouvelables (actuellement 25%) étaient intimement liés à la force et à la cohérence (ancienne) du mouvement écolo dans son pays, les Verts y étant né du Mouvement pour la Paix qui s’opposa à l’implantation des missiles américains.

L’autre mérite de ce film est d’avoir envisagé la quatrième révolution et montré ses prémices à égalité dans les pays développés et dans les pays du Sud, qu’il s’agisse du Bangladesh, du Mali ou du Brésil. Quant à la question du charbon, évidemment posée par le public à l’auteur, il lui a répliqué qu’il préférait les aléas du charbon face au danger nucléaire, d’autant plus, a-t-il ajouté que pour le charbon il va exister des solutions alors qu’il est impossible d’écarter les aléas d’un accident nucléaire et que nul ne peut assurer la gestion à long terme des déchets.

(1)La quatrième révolution, l’autonomie énergétique, www.energyautonomy.org et www.fechnermedia.de

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Temps de lecture : 2 minutes
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