Décès de Jean-Baptiste Marongiu, critique littéraire et réfugié italien des années de plomb

Olivier Doubre  • 14 mars 2014 abonné·es

Il a souffert de l’exil. Même s’il aima vivement la France, pour lui terre de littérature et de pensée critique (grand lecteur qu'il fut de Foucault et de Bourdieu, de Derrida et de Rancière, contribuant largement à faire connaître Mireille Delmas-Marty, juriste et professeure au Collège de France, le médiéviste Alain de Libera, ou la sociologie de Bernard Lahire). Mais il restait meurtri par son manque d’Italie, en particulier de la Sardaigne, son île natale, après avoir fui son pays alors qu’il enseignait les sciences politiques à l’université de Padoue. Haut lieu de la contestation des années 1970, il y professait aux côtés

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