« La gauche peut mourir », avertit Manuel Valls, un de ses bourreaux
Après la claque des européennes, le Premier ministre, qui s’exprimait devant le conseil national du PS, a joué la dramatisation pour tenter de resserrer les rangs sans concéder le moindre changement d’orientation. Au contraire.

Dramatiser. A la mi-temps du conseil national du PS, dont la première partie était consacrée samedi matin au « bilan de l'action socialiste » , le Premier ministre a cherché à faire taire les critiques. Revenant sur la claque des élections européennes, le plus mauvais résultat jamais enregistré par la gauche (entendue dans son acception la plus large), Manuel Valls n'a pas exclu que la France puisse « se défaire et se donner à Marine Le Pen » . « Le risque de voir Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle existe » , a-t-il déclaré, jugeant que « la gauche peut mourir » . Une dramatisation destinée à réveiller l'imaginaire du 21 avril 2002, un traumatisme encore vif au PS. Car s'agissant des raisons de cette débâcle électorale, Manuel Valls décline toute responsabilité, préférant mettre en cause un défaut de mobilisation militante. « Beaucoup de militants, mais aussi et surtout beaucoup d'élus ne se sont pas mobilisés pour la campagne européenne » , s'est il plaint.
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