Marine Le Pen ne veut voir qu’une seule tête. La sienne.
La présidente du Front national, a nommé un fidèle, proche de son cercle privé, à la tête de la délégation française frontiste au Parlement européen.

Edouard Ferrand, le député européen choisi par Marine Le Pen pour remplacer Aymeric Chauprade, évincé (voir les raisons de cette disgrâce ici ou là), à la tête de la délégation française du Front national au Parlement européen, est un parfait inconnu médiatique. La notoriété de cet élu, président du groupe FN au conseil régional de Bourgogne, adhérent du parti d’extrême droite depuis 1983[^2] – il avait 18 ans –, n’a guère dépassé jusqu’ici les frontières de sa région. Tout juste s’en est-il éloigné, à la demande de la présidente du FN qui souhaitait faire de la place à des ralliés récents, pour être élu député européen. C’est donc dans la circonscription du Sud-Ouest, où il figurait en 3e position sur la liste conduite par Louis Aliot, compagnon de Mme Le Pen, qu’il a été élu. « Un cadeau pour service rendu » , résumait France3-Bourgogne.
Au sein du FN, c’est plutôt le genre « bon petit soldat », pas le style à ruer dans les brancards ou à faire des vagues. En 2003, il signait
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Pour aller plus loin…

« La victoire de Glucksmann ne vaut pas blanc-seing pour sa stratégie anti-alliance »

Après la victoire de Glucksmann, les ralliements à Mélenchon se multiplient

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture







