La « bataille culturelle » de Pouria Amirshahi contre la technocratie
Lancé dimanche autour du député socialiste, «Mouvement commun» veut décloisonner la gauche en s’inspirant des recettes de Podemos.

Partant du constat unanime d’une profonde crise démocratique, le député socialiste des Français de l’étranger, Pouria Amirshahi, a convié des militants de toutes les familles politiques à la gauche du PS et de mouvements citoyens, pour le lancement du « Mouvement commun », à Montreuil (Seine-Saint-Denis).
Lire > Pouria Amirshahi : Construire ensemble le mouvement commun
L’originalité de ce nouveau mouvement, impulsé en septembre 2014, est qu’ « il n’est pas indexé sur les échéances électorales ni sur les contingences des partis », martèle le député, l’unique « frondeur » a avoir voté contre le budget présenté par sa majorité en octobre[^2]. Il n’était donc pas question des régionales, ce dimanche, ni des discussions sur la « recomposition de la gauche », imposée par le virage libéral de la majorité socialiste et l’implosion annoncée du Parti socialiste.
« Une gouvernance oligarchique »« C’est une stratégie de reconquête du terrain perdu. Une bataille culturelle ! Vu le degré de confiscation des pouvoirs et des richesses *, le niveau de repli sur soi, de compétition entre les territoires et les individus :* tout ça ne se réglera pas en une élection présidentielle. Il faut prendre du temps pour y arriver » , assure le député à Politis .
Pouria Amirshahi et ses amis veulent contribuer à labourer le terrain pour faire converger les luttes locales et « des gens qui ne sont pas dans les radars militants traditionnels, mais qui font bouger le pays » .
« Il faut mettre en commun les innovations locales, car elles peuvent faire modèle, et nous donner la
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