La CEDH coupable «d’angélisme» ?

C’est une histoire d’opportunité. Au lendemain des attentats, la «sécurité» est sur toutes les lèvres. Maître-mot des discours politiques, elle est une priorité. Un climat propice au retour de propositions et discours jusque-là poliment dédaignés. C’est en tout cas ce que semble penser le député LR Pierre Lellouche qui, dans un grand entretien publié par le site Atlantico le 22 novembre, a ressorti des cartons sa virulente diatribe à l’encontre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
Coupable «d’angélisme» , de «dérives idéologiques» , la CEDH se serait transformée en «gouvernement des juges» dont la «jurisprudence baroque» viendrait contrecarrer les efforts nationaux de lutte contre le terrorisme.
En avril déjà, Pierre Lellouche avait proposé une résolution incitant le gouvernement français à renégocier les conditions de saisine et les compétences de la CEDH sur les questions touchant à la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme. Le
