Finkielkraut : L’Académie à 100 000 euros

L'élection sous la Coupole du quai de Conti nécessite des espèces sonnantes et trébuchantes.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Si une élection sous la Coupole du quai de Conti requiert visites mondaines, jeux de couloirs et relais d’influences de la part des soutiens du futur Immortel, elle nécessite aussi force espèces sonnantes et trébuchantes. L’habit sur mesure, brodé de rameaux d’olivier vert et or, l’épée façonnée par les plus grands joailliers, mais aussi les différents cocktails où joueront des coudes plus de 500 personnes, tout cela a un prix, plutôt corsé. Mais dont l’heureux élu ne s’acquitte pas sur ses deniers, puisqu’un « comité de l’épée » regroupe les généreux donateurs en veine de parfaire leurs relations. Selon les informations qui circulent, l’élection d’Alain Finkielkraut aurait coûté la modique somme de 100 000 euros, rassemblés dans ce comité par Denis Olivennes et Manuel Carcassonne, respectivement présidents de Lagardère Active et de Stock, l’éditeur du grand homme. Des simples signatures affichant leur soutien amical aux vrais contributeurs, on trouvait des patrons comme François Pinault, Éric de Rothschild ou Patrick Drahi, des philosophes telles que Sylviane Agacinski (femme de Lionel Jospin à la ville) et Élisabeth Badinter, le directeur du Figaro, Alexis Brezet, ou les journalistes Alain Frachon (Le Monde) et Jacques Julliard (Marianne)… Du beau monde, et des identités heureuses d’être là.


Photo : JACQUES DEMARTHON/AFP

Haut de page

Voir aussi

Articles récents