États-Unis : Trump fait feu sur la protection de l'environnement

La nouvelle administration américaine livre l’agence fédérale en charge des questions environnementales aux climatosceptiques et fait tout ce qu’elle peut pour l’empêcher de fonctionner.

La dislocation de la politique environnementale des États-Unis, à l’intérieur du pays comme au niveau planétaire, vient de commencer avec la mise au pas de l’EPA, l’Agence américaine de protection de l’environnement. Elle était annoncée, puis redoutée ; elle a commencé par la nomination à la tête de l’agence de l'ex-« ministre de la Justice » (state attorney general) de l’Oklahoma, Scott Pruitt. À l’actif de ce climatosceptique revendiqué : une ignorance assumée des questions de protection de la nature, de nombreuses actions juridiques contre les textes régissant la préservation de l’environnement et la pollution des rivières, des procès sans fin contre la législation environnementale fédérale, des textes visant à remettre en cause le droit à l’avortement et des diatribes contre les homosexuels. On peut y ajouter ses liens avec la très conservatrice Alliance américaine pour l’énergie – un groupe d’expert présidé par un certain Tom Pyle, proche du président Trump, « avocat » des énergies fossiles et adversaire « de toutes ces théories sur les effets nocifs du CO2, avec lesquelles le président Obama a trompé beaucoup d’Américains, notamment en imposant son Clean Air Act ».

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