Famine : Les populations menacées dans les zones de guerre

Le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen sont dans une situation alarmante.

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Le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen sont dans une situation alarmante d’insécurité alimentaire, prévient l’ONG Action contre la faim. La moitié environ de la population du Soudan du Sud est déjà concernée, et le pays, en guerre depuis 2013, s’est déclaré le 20 février en état de famine. Quatre millions de personnes ont besoin d’une aide médicale de toute urgence, et plus de 30 000 réfugiés sont arrivés au Soudan depuis le début de l’année 2017, a indiqué le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) dimanche. Après cinq à sept jours de marche, les réfugiés – des femmes et des enfants à 90 % – arrivent « exténués et en mauvais état de santé, la plupart avec des niveaux de malnutrition critiques », s’alarme le HCR. « Ces éléments rappellent les prémices de la famine de 2011, qui a décimé près de 250 000 personnes », s’inquiète Action contre la faim, qui lance une campagne d’appel aux dons.

D’autres pays touchés par des conflits armés sont également menacés. Au Nigeria, la guerre contre Boko Haram, la récession économique, les mouvements migratoires et le regain des tensions ethniques de ces derniers mois ont mis 4,4 millions de personnes en situation de grande fragilité. La guerre au Yémen place 19 millions de personnes face à un « grave risque de famine », s’est également inquiété lundi le responsable des opérations humanitaires de l’ONU. En Somalie, c’est la sécheresse et les tensions armées qui menacent 6,2 millions de personnes.

Le HCR et le responsable de l’ONU pour le Yémen se sont dit préoccupés par le manque de financements pour faire face à la situation.


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