Venezuela : Rejet massif de la réforme constitutionnelle

L’opposition vénézuélienne vient de remporter une nouvelle victoire d’estime populaire lors du référendum « sauvage » qu’elle a organisé dimanche dernier.

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Dans son bras de fer contre le pouvoir, l’opposition vénézuélienne vient de remporter une nouvelle victoire d’estime populaire. Lors du référendum « sauvage » qu’elle a organisé dimanche dernier pour dénoncer le projet de réforme de la Constitution, ce dernier a été rejeté par 98 % des votants, selon les recteurs d’université, qui s’étaient proposés pour juger de la régularité d’une consultation réfutée par le gouvernement.

La mobilisation – sept millions de votants – était l’autre enjeu du scrutin. L’opposition entend lui comparer le taux de participation au scrutin de désignation de la Constituante, fixé au 30 juillet : l’abstention pourrait être massive. L’opposition soupçonne une manœuvre destinée à dépouiller de leur pouvoir les institutions hostiles au gouvernement. Un chaos institutionnel s’est installé dans le pays depuis la très large victoire de l’opposition au Président Maduro, lors des dernières législatives, en décembre 2015.

Fin mars, le gouvernement avait tenté de déposséder le Parlement de ses prérogatives. Un coup de force qui a provoqué des manifestations quasi quotidiennes, très durement réprimées : les violences ont fait 95 morts à ce jour. Le dernier décès en date, dimanche, résulte de l’agression de participants au référendum par des fidèles au pouvoir. Nouveauté du paysage politique, des critiques se manifestent de plus en plus ostensiblement au sein du pôle des héritiers de Chávez, auquel Maduro a succédé.

Porte-parole officieuse : Luisa Ortega, procureure générale de la République chaviste considérée comme « traître » au régime pour avoir combattu avec force le projet de Constituante. Sans pour autant s’associer à une opposition politique hétéroclite, où certains ne cachent pas leur aversion pour les réformes sociales menées par Chávez pendant quatorze ans, elle dénonce aujourd’hui une « dictature » en marche.


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