Des calamités pas si naturelles

Alors que des études montrent que le dérèglement climatique augmente le potentiel de destruction des ouragans, le gouvernement est critiqué pour l’impréparation de Saint-Martin face à Irma.

Au moins trente morts dans les Caraïbes et en Floride, des centaines de blessés, des millions de personnes évacuées, notamment avec le gigantesque exode décrété par le gouverneur de Floride, des dégâts estimés à 120 milliards de dollars : le bilan prévisionnel de l’ouragan Irma, qui a frappé la région à partir du 6 septembre, le classe parmi les plus dévastateurs de ces dernières années. Pour autant, d’une certaine manière, le pire n’a pas eu lieu : les prévisionnistes frémissaient à la perspective que le phénomène puisse frapper Haïti, l’une des populations les plus pauvres de la planète, bien plus démunie en termes de moyens d’information et de prévention que les îles des Antilles françaises. Car Irma cumule les superlatifs. Avec des vents à plus de 300 km/h, il rivalise avec Allen (1980) pour le record historique de violence. Le cyclone est resté pendant plus de trente-trois heures en catégorie 5 (la plus élevée sur l’échelle d’intensité de Saffir-Simpson), un record absolu depuis que les satellites observent ces phénomènes. Une « catastrophe naturelle sans précédent », déplorait le Premier ministre, Édouard Philippe, après le passage du monstre sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.

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