Première mobilisation réussie contre la loi travail 2

Plus de 180 rassemblements étaient annoncés aujourd'hui en France contre les ordonnances réformant le code du travail. Revivez le live de Politis.

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Une première journée de mobilisation contre la réforme du code du travail d'Emmanuel Macron est appelée aujourd'hui par la CGT, Solidaires, la FSU et l'Unef rejoints par des syndicats Force ouvrière, CFE-CGC, voire CFDT. Des lycéens et étudiants sont également mobilisés.

Le point à 19h50 : la CGT annonce 400 000 manifestants dans toute la France

Philippe Martinez, son secrétaire général, avait fixé un objectif de 200 000 manifestants. Il est donc largement atteint. Le ministère de l'Intérieur livre, de son côté, le chiffre de 223 000 manifestants dans toute la France, soit une mobilisation similaire à la première manifestation contre la loi El Khomri.

Le point à 17h15 : au moins 190 000 manifestants selon un décompte provisoire de la CGT

– Philippe Martinez secrétaire général, estime à 100 000 le nombre de manifestants en régions et la CGT revendique 60 000 manifestants à Paris. « Une première qui s’annonce réussie », estime le numéro 1 de la CGT.

– Selon un communiqué du ministère, 3,29 % des enseignants ont suivi l'appel des syndicats à faire grève. La préfecture annonce de son côté 24 000 participants à Paris ainsi que trois interpellations et un manifestant blessé dans les courtes échauffourées qui ont éclaté à proximité de la place d'Italie.

Marseille : la CGT annonce 60 000 manifestants, 7 500 selon la préfecture de police

Toulouse : 16 000 manifestants selon la CGT, 8 000 selon la police

Bordeaux : 15 000 manifestants selon les syndicats, 9 500 selon la préfecture.

Rennes : 10 000 manifestants selon la CGT, 4 800 selon la préfecture

Lyon : 10 000 manifestants selon les syndicats, 5 400 selon la police. La tension est montée d'un cran vers midi en tête de cortège. Dans la ville de Gerard Collomb, ministre de l'Intérieur, plusieurs altercations ont eu lieu entre certains manifestants et les forces de l'ordre. Selon des journalistes de France télévision présents sur place, la police aurait tenté d'isoler un groupe de casseurs.

Nice : la CGT annonce 5 000 manifestants, 2 000 selon la police

Perpignan : la police annonce 3 000 manifestants

Caen : La police recense 3 000 participants

Saint-Nazaire : 3000 manifestants selon la police

Tours : 3 600 manifestants selon la police

Strasbourg : 2 000 manifestants selon les organisateurs

Montpellier : 2 000 manifestants selon une journaliste de France Bleu Hérault

Revivez le live de Politis :

17h10. Le Collectif des livreurs autonomes de Paris (Clap) commence à manifester aux slogans de « Tout le monde déteste Deliveroo ».

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Le cortège du Front social avance à un rythme soutenu dans une ambiance de fin de manifestation.

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17h00.

Les derniers manifestants, membre de la CFDT, quittent seulement la place de la Bastille.

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16h50.

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Les travailleurs sans papiers sont présents dans le cortège, accueillis par des slogans « Solidarité » venant du cortège du Front social. Lycéens et étudiants sont également présents en nombre, tandis que la CGT cheminot enterre le Code du travail.

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16h30. La CGT estime à 60 000 le nombre de manifestants à Paris, selon l'AFP. 24 000 selon la police.

Le carré de tête syndical arrive place d'Italie, tandis que l'arrière de la manifestation n'a toujours pas quitté la place de la Bastille. Le « Black bloc » s'est dispersé, selon notre journaliste présent sur place.

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16h15. La fin de cortège n'est toujours pas partie du point de départ de la manifestation, où l'ambiance reste détendue parmi la foule compacte. La pluie ne décourage pas les manifestant : « Les parapluies en marche ».

À l'avant du cortège et sous la pluie, une fanfare vient réchauffer l'ambiance.

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16h08. En tête de cortège, de nombreuses grenades sont lancées en direction des black block. La police fait usage de canons à eau.


16h00. Alors que la Marseillaise résonne dans le cortège des forains, les affrontements continuent en début de cortège.

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15h55. Le vice-président du Medef, Thibault Lanxade, sur RTL, ce mardi :

Cette manifestation est mêlée de revendications politiques. C'est une gesticulation politique qui nous échappe un peu, nous les patrons.

15h40. Un début d’affrontement a été constaté par nos reporters au sein du cortège parisien. Des « casseurs de pubs » arrachent des affiches d'un abribus et le réduisent en miettes. Un jeune homme tout de noir vêtu brandit une pancarte avec l’inscription « coucou c'est renous ». Les jets de pavés et bombes artisanales répondent aux gaz lacrymogènes.

« La police a reculé, ce qui fait retomber la pression », relate notre journaliste.

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Plus loin dans le cortège :

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15h35. « Ni franc CFA, ni loi travail… Révolution décoloniale ! »

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15h25. Suite à la grève d'une partie des ses contrôleurs aériens, la compagnie irlandaise de vols low-cost Ryanair pourrait annuler jusqu'à 110 vols ce mardi. De quoi sérieusement agacer Kenny Jacobbs, directeur marketing de la compagnie : « Trop, c'est trop. Si le gouvernement français est sérieux sur la volonté de changement en France, il devrait commencer par s'attaquer aux syndicats des contrôleurs aériens français », a-t-il déclaré sur le site internet officiel du transporteur.

15h10. À Paris, la police est stationnée à proximité du métro Saint-Michel. Pas de débordement à signaler pour le moment, mise à part de légères tensions. L'arrière du cortège où sont placés notamment les manifestants du « Front social » – qui doit prendre place entre les syndicats Sud et la CGT – n'a toujours pas quitté la place de la Bastille, point de départ de la manifestation.

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15h00. Réaction de Yann Gillet, secrétaire général adjoint du syndicat CFDT Métallurgie SYMNES :

Pour Laurent Berger [secrétaire général de la CFDT], le combat n'est pas dans la rue. Je ne sais pas où il est alors ! En tout cas, pas dans les salons dorés. Nous ne lâcherons rien. Il faut se souvenir que, pour le Contrat première embauche, le décret d'application n'avait jamais été signé. Nous, syndicat FO Métallurgie, nous prenons des décisions collégiales. Ça ne se décide pas d'en haut.

Tête du cortège syndical :

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14h25. La manifestation parisienne s'élance derrière son désormais traditionnel « cortège de tête », tenu par les autonomes. Une pluie fine commence à tomber sur la capitale.

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14h00. Les manifestants parisiens convergent dans le calme. Aucune fouille ni présence policière n'est constatée sur place par nos reporters. Le service d'ordre de la CGT est néanmoins présent en nombre.

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Dans le cortège de tête.

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13h50. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, présent à la manifestation parisienne, salue une « mobilisation très forte et extrêmement encourageante, qui dément le gouvernement sur le bon accueil des ordonnances ».

Outre les nombreux syndicats CGT et Solidaires, on relève notamment dans le cortège la présence de la CFE-CGC commerce et service et de syndicat FO transport.

13h35. À Paris, au moins 300 forains ont pris place devant le carré de tête, en attendant le départ de la manifestation.

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12h42. À Marseille, Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France insoumise, a promis de « faire reculer » le gouvernement.

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12h38. L'AFP rapporte les premières estimations de la police : « Retraités, étudiants, salariés, selon de premières estimations de la police, 3 000 personnes ont défilé à Caen comme à Saint-Nazaire, 3 600 à Tours. Plusieurs milliers de personnes étaient réunies aussi en fin de matinée à Marseille derrière des drapeaux de la CGT et du PCF, et à Bordeaux, selon les journalistes de l'AFP. »

12h31. À Caen, plus de 5 000 personnes marchent contre la loi travail

12h15. Dans les régions, des manifestations se sont élancées ce matin partout en France :

• À Dieppe

• À Pontivy

• À Limoges

Dans la matinée, de nombreux lycées parisiens ont été bloqués


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