Philosophe d’influence

Sous le vibrant plaidoyer de BHL pour le peuple kurde dans le JDD, on pouvait percevoir un tout autre dessein.

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Qui d’autre que BHL pourrait s’offrir une tribune de deux pages dans Le Journal du dimanche ? Pas même le pape. En apparence, il s’agit d’un vibrant plaidoyer pour le peuple kurde. Mais on aperçoit sous cette prose enflammée un tout autre dessein. Un seul pays de « la communauté des démocraties » (sic), dit-il, n’a pas condamné le référendum d’autodétermination des Kurdes irakiens : Israël. Nous y voilà !

Le reste est une longue mise en accusation de l’Iran, au moment où Trump, suivant en cela Netanyahou, fait monter la tension sur le dossier du nucléaire. Le discours de BHL s’emboîte harmonieusement dans l’agenda politique d’Israël. Mais le comble a été atteint sur France Inter. BHL énumère les peuples victimes d’injustices historiques : « Les Kurdes, les Arméniens, les juifs, les Rohyingas… » Pas de Palestiniens, ni de Sahraouis. BHL, un philosophe d’influence ?


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