Macron : Ce qu’il reste des annonces

Les mesures sociales du gouvernement ont été délestées des propositions de campagne les plus spectaculaires.

Emmanuel Macron voulait « créer des droits nouveaux en ouvrant l’assurance chômage aux indépendants et aux démissionnaires tous les cinq ans », en guise de contrepartie à la réforme du code du travail. Mais ces ambitions se sont considérablement rétrécies.

Tout d’abord, les démissionnaires peuvent déjà demander une allocation-chômage dans 15 cas définis par la loi (70 000 bénéficiaires par an), et le gouvernement n’entend pas changer de modèle pour ne pas créer d’effet d’aubaine. Ensuite, l’ouverture des droits aux indépendants fait l’unanimité contre elle côté syndical, où l’on craint que cela n’aboutisse au mieux à un régime à deux vitesses (avec une base forfaitaire au ras des pâquerettes), au pire à une baisse généralisée des allocations. Option déjà écartée par le gouvernement, qui a laissé entendre qu’il pourrait taxer davantage les plateformes du type Uber ou Deliveroo pour financer un régime spécial. Les syndicats sont aussi censés plancher sur une indemnisation chômage « plus courte » et une allocation « plafonnée » pour les indépendants, qu’ils sont nombreux à rejeter.

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