Lobby or not lobby ?

À la suite des accusations portées par Nicolas Hulot contre la pression de grands intérêts privés, certains tentent de mettre au même niveau les actions de plaidoyer associatives.

Le cuir pas assez dur, un éternel insatisfait, « et puis c’est sa liberté »… Dans le lot des condescendances déversées sur Nicolas Hulot, il y a aussi le contre-feu allumé par la majorité présidentielle en réaction à la dénonciation par le ministre démissionnaire du poids de lobbys sur l’action gouvernementale. Particulièrement éclairant, l’agacement de Sophie Errante, députée LREM de Loire-Atlantique, qui fustige « les lobbys de l’environnement, jamais satisfaits ! […] Un lobby, c’est un groupe qui vient défendre des intérêts, donc ils sont tous porteurs d’intérêts […]. Il faut savoir que Nicolas Hulot est mis sous pression aussi par les environnementalistes politiques, dont c’est la spécialité (1) ». En bref : défendre auprès des pouvoirs publics les positions des grands betteraviers ou la baisse des émissions de CO2, chacun joue sa partition et que le meilleur gagne, et tant pis si le ministre était trop tendre.

Un genre de renversement des fronts qui indigne Stephen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement, association spécialisée dans les campagnes d’interpellation des décideurs. « Et donc l’équité du travail d’influence, ça serait une heure pour Monsanto, et une heure pour nous ? »

Il reste 61% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Le goût subtil de la gentrification

Société
par ,

 lire   partager

Articles récents