Pédophilie dans l’Église : La confession du cardinal Marx

Devant 190 hauts dignitaires, le cardinal Reinhard Marx a reconnu que « des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n’ont pas même été constitués ».

Politis  • 27 février 2019
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Pédophilie dans l’Église : La confession du cardinal Marx
© STEFAN SAUER / DPA / dpa Picture-Alliance

Si le grand raout des chefs catholiques réunis au Vatican pour un sommet consacré aux crimes pédophiles dans l’Église, trois jours durant, a déçu faute de mesures concrètes, il aura été au moins l’occasion d’aveux saisissants et terrifiants.

C’est en effet devant un parterre de 190 hauts dignitaires que le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence épiscopale allemande, a reconnu que « l’administration n’a pas contribué à accomplir la mission de l’Église mais, au contraire, l’a voilée, discréditée et rendue impossible. Des dossiers qui auraient pu documenter ces actes terribles et indiquer le nom des responsables ont été détruits ou n’ont pas même été constitués ».

In fine, a poursuivi le cardinal, « au lieu des coupables, ce sont les victimes qui ont été réprimandées, et on leur a imposé le silence ». Sachant que le pape François, dans une vision seulement théologique, a déclaré que derrière ces crimes sexuels il y a « Satan », les prédateurs ont encore des jours tranquilles devant eux.

Le 26 février, le cardinal George Pell, 77 ans, numéro 3 du Vatican, a été reconnu coupable en Australie de crimes sexuels sur mineurs. Il encourt une peine pouvant aller jusqu’à cinquante ans de réclusion.

Société
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