« Dark Waters », de Todd Haynes : David contre Goliath

Dans Dark Waters, Todd Haynes met en scène un avocat en lutte contre une holding polluante. Un film de dénonciation âpre et non idéaliste.

On n’attendait pas Todd Haynes sur ce terrain-là. Après avoir rendu hommage à sa manière aux mélodrames du grand Douglas Sirk (Loin du paradis, 2002) ou revisité des légendes de la musique (le glam-rock dans Velvet Goldmine, 1998 ; Bob Dylan dans I’m not there, 2007), le réalisateur du très subtil Carol (2015) livre un film de dénonciation à portée politique : Dark Waters.

C’est l’histoire de David et Goliath, le petit avocat contre la gigantesque holding, une histoire américaine dont le cinéma s’inspire régulièrement (sur le versant écologique : Erin Brockovich, entre autres). Bref, le traditionnel idéalisme (« chacun a sa chance ») caractéristique de ce pays est là à l’œuvre. Mais, justement, Todd Haynes y apporte un sacré bémol, ce qui constitue l’un des intérêts majeurs de Dark Waters.

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