Santé et hôpital : l’implosion qui vient

Les personnels hospitaliers sont plus remontés que jamais alors que Jean Castex a clamé vouloir clore le Ségur de la Santé dès la semaine du 6 juillet.

U n grand foutage de gueule » ! C’est par ces mots que la plupart des acteurs qualifient le Ségur de la santé. « Sur les 7 milliards d’euros annoncés pour le personnel, 2 vont aller arroser le privé, gronde Patrick Bourdillon, négociateur au Ségur pour la CGT santé. En fin de compte, les paramédicaux vont toucher entre 30 et 40 euros de plus : la revalorisation “conséquente”, c’est de l’enfumage ! » Résultat : personne n’a voulu signer l’accord proposé par Olivier Véran, pas même la CFDT. Le Ségur, qui devait se terminer fin juin, a donc été prolongé de deux semaines. Mais le remaniement ministériel a de nouveau perturbé les discussions.

« Lors de la dernière réunion, le 2 juillet, Olivier Véran nous a dit qu’il allait chercher des fonds en se plaignant que Bercy ne voulait pas lui donner les crédits, se souvient Patrick Bourdillon. Le lendemain, on apprend qu’il y a un remaniement. Ce ministère est une coquille vide. » Jusqu’à la formation du nouveau gouvernement, lundi soir, c’est donc statu quo, alors même que Jean Castex, le Premier ministre fraîchement nommé, a clamé vouloir clore le Ségur dès la semaine du 6 juillet. « Alors là, on aimerait voir ce qu’il va en sortir ! » s’étouffe le cégétiste.

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