Barbara Butch : « Il faut diffuser la pédagogie de la fête »

La DJ et militante queer Barbara Butch alerte le gouvernement sur la nécessité d’agir contre les violences sexistes et sexuelles et regrette l’immobilisme coupable de certains lieux festifs.

Hugo Boursier  • 5 janvier 2022 abonné·es
Barbara Butch : « Il faut diffuser la pédagogie de la fête »
© Fifou

Connue pour ses sets enflammés aux influences disco et populaire, notamment au Rosa Bonheur à Paris, Barbara Butch l’est aussi pour son engagement contre la grossophobie. La « love activist », comme elle se définit elle-même, a été élue personnalité LGBTQ+ de l’année 2021 à l’occasion de la quatrième cérémonie des Out d’or, en décembre. Elle milite contre l’invisibilisation des corps qui échappent à la norme – à titre d’exemple, gros ou porteurs de handicap –, notamment dans le milieu de la nuit. Après avoir figuré en couverture de Télérama en février 2020 pour illustrer le rejet des personnes obèses, censurée sur Instagram car elle apparaissait nue, elle est aujourd’hui l’égérie du parfum La Belle Intense de Jean-Paul Gaultier. Elle figure parmi les premières signataires de la tribune du Monde, parue le 30 décembre, qui réclame des mesures urgentes contre les agressions au GHB.

Pourquoi avoir signé la tribune du Monde ?

Barbara Butch : C’est une problématique très importante à laquelle j’ai déjà été confrontée en tant qu’actrice du milieu de la nuit. On est à une époque où l’on essaie de sensibiliser au maximum sur les violences sexistes et sexuelles, et les faits décrits dans le mouvement Balance ton bar en font partie. Il est urgent que le

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Société
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