« L’Inconnue », dans la peau d’un autre

Ce troisième long métrage du réalisateur d’Onoda raconte l’histoire étrange de personnages changeant involontairement de corps. Un film à l’atmosphère kafkaïenne.

Christophe Kantcheff  • 25 août 2026 abonné·es
« L’Inconnue », dans la peau d’un autre
L’Inconnue n’est pas un film cérébral. L’atmosphère qui en émane est au contraire bien tangible : grise, sombre, parfois poisseuse, toujours anxiogène – rappelant en partie celle de la BD éponyme dont elle est l’adaptation.
© Pathé Films

L’Inconnue relève du genre fantastique exactement comme La Métamorphose de Kafka : alors que le protagoniste s’est transformé, tout est resté pareil autour de lui. David Zimmerman (Niels Schneider) ne s’est pas mué en cancrelat, il a changé de corps humain. Par quel « miracle » ? Au cours d’une grande fête baroque, il est irrésistiblement attiré par une femme (Léa Seydoux). Ils font l’amour intensément et, après avoir lancé un déchirant cri de jouissance, il perd

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Cinéma
Temps de lecture : 5 minutes