Disparitions : Gloria Steinem et Robin Morgan, des vies de combattantes féministes

© Cindy Ord / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Ce ne sont pas seulement deux amies mais deux figures majeures du mouvement féministe aux États-Unis qui sont mortes à quelques jours d’intervalle, Gloria Steinem le 2 septembre à 92 ans, Robin Morgan le 5 à 85 ans. Avec l’activiste afro-américaine Dorothy Pitman Hughes, la première a fondé en 1971 le magazine Ms., dont la seconde a été la rédactrice en chef. Les deux sont à l’origine, avec Jane Fonda, du Women’s Media Center, défendant la place des femmes dans les médias.
L’une comme l’autre étaient très actives, et la popularité de Gloria Steinem lui vient notamment du fait qu’elle n’a cessé de sillonner les États-Unis pour donner des conférences où elle croisait les thématiques antiracistes, anticapitalistes et féministes. En 1978, elle publia un article qui fit sensation où elle imaginait ce que serait un monde où les hommes, et non les femmes, seraient réglés ! Quant à Robin Morgan, le mouvement féministe lui doit un texte fondamental sur la sororité, La Sororité, c’est le pouvoir.
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