« La technologie n’est pas intrinsèquement fasciste »
Dans La Sommation technologique, l’essayiste et sociologue Irénée Régnauld analyse le terreau « technofasciste » en France et invite la gauche à s’emparer du « paradoxe numérique ».
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Irénée Régnauld est doctorant en sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et cofondateur de l’association technocritique Le Mouton numérique. Dans son précédent livre, Une histoire de la conquête spatiale. Des fusées nazies aux astrocapitalistes du New Space (La Fabrique, 2024), écrit avec le sociologue des sciences et député LFI Arnaud Saint-Martin, l’auteur plaidait déjà pour davantage de maîtrise démocratique des choix technologiques. Une notion centrale dans ce nouvel essai, publié à l’ère de l’intelligence artificielle, de la surveillance généralisée et du durcissement sécuritaire appuyé par les nouvelles technologies.
Vous reprenez dans votre nouveau livre le terme « technofascisme », que l’on entend de plus en plusdans l’espace médiatique et politique. Comment le définissez-vous ?
En France, on observe comment les nouvelles technologies participent à un tri social, avec des systèmes publics de sélection, de surveillance et de
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