Palestinien·nes réfugié·es en France : « Je m’étais forcé à ne plus y croire »
Discrètement et au compte-gouttes, les autorités françaises reprennent les évacuations de la bande de Gaza. Fin août, quarante-quatre personnes sont arrivées à Paris. Parmi elles, des lauréat·es du programme Pause. Ce dispositif de mise à l’abri de chercheur·ses et d’artistes était suspendu depuis un an.
dans l’hebdo N° 1931 Acheter ce numéro

© Alexandre Rito
Depuis son arrivée en France, Ahmed Tafesh enchaîne les cigarettes. Il fume presque sans s’arrêter. « Dans la bande de Gaza, un paquet coûte aujourd’hui 150 dollars. Je ne fumais plus depuis huit mois », explique en souriant le Palestinien de 29 ans. Jeudi 27 août, dans l’après-midi, Ahmed a débarqué à l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Chanteur, il est l’un des lauréat·es du programme Pause piloté par le Collège de France pour mettre à l’abri les artistes, mais aussi les chercheurs et chercheuses du monde entier.
Soutenu en France par l’association Al Kamandjati, Ahmed attendait cette évacuation depuis
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