« Qui vit encore », paroles d’après Gaza
Le réalisateur suisse Nicolas Wadimoff filme neuf Gazaouis réfugiés en Égypte dans un dispositif simple et poignant.
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© Una Mattina Films
Sur une musique intense et profonde de la violoncelliste Dom La Nena, l’artiste plasticien Adel Al Taweel trace sur un sol noir des lignes blanches. On pense au film Dogville de Lars von Trier, dont le bourg isolé éponyme où débarque une certaine Grace (Nicole Kidmann), qui ne tarde pas à s’y faire martyriser, n’existe que sous la forme d’un plan dessiné sur un plateau nu. Ce dispositif que reprend à son compte en l’adaptant le documentariste suisse Nicolas Wadimoff dans son film Qui vit encore est aussi au service d’une violence, mais d’un autre ordre que celle qui s’abat sur Grace.
Minimaliste, la structure souligne une poétique qui dit le grand respect que porte à ses protagonistes le réalisateur.
La carte que finissent par former les tracés blancs d’Adel Al Taweel est celle de Gaza, et la parole des neuf Palestiniens exilés en Égypte qui ne tarde pas à s’y inscrire appartient entièrement au réel. En donnant des contours, même approximatifs, aux maisons à présent détruites des personnes qu’il a rassemblées pour son film, Nicolas Wadimoff offre à ces dernières un cadre très juste pour accueillir leurs récits remplis de ruines et de traumatismes.
Impressionnante dignitéCar, bien que minimaliste, cette structure souligne une poétique qui dit le grand
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