Le militant antifasciste Gino sera extradé vers l’Allemagne

© Maxime Sirvins
Fin de partie et d’un long épisode judiciaire. La Cour de cassation a rejeté, ce 30 septembre, le pourvoi du militant antifasciste albanais Rexhino Abazaj, dit Gino, ce qui aura pour conséquence sa remise par la France à la justice allemande. Le réfugié vivait à Paris sous contrôle judiciaire. En avril 2025, la justice française avait refusé de le remettre à Budapest, invoquant le risque de « traitements inhumains » en détention et l’incertitude sur les garanties d’un procès équitable. Mais en décembre, il avait été arrêté par la police antiterroriste, l’informant qu’il faisait l’objet, pour les mêmes faits, d’un nouveau mandat d’arrêt européen, émis cette fois-ci par l’Allemagne.
Gino est accusé d’avoir participé à une attaque contre des militants néonazis lors d’une contre-manifestation à Budapest en 2023. Le militant redoute ensuite une extradition vers la Hongrie. Selon Franceinfo, il encourt une peine allant jusqu’à 24 ans de prison en Hongrie et jusqu’à 10 ans en Allemagne.« La Cour de cassation a entériné aveuglément les exigences allemandes, dont le caractère abusif est criant, sans aucune considération pour la sécurité personnelle de Gino, c’est déplorable » a indiqué à l’AFP un de ses avocats, Laurent Pasquet-Marinacce.
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