Quelle crédibilité politique reste-t-il à la France de Macron ?
Connue à l’international comme le pays des droits de l’Homme, la France d’Emmanuel Macron est aujourd’hui comptable de violences envers la jeunesse, complice d’un capitalisme mortifère et d’un génocide à Gaza.
dans l’hebdo N° 1939 Acheter ce numéro

© Maxime Sirvins
Il est indéniable que la France est l’un des pays les plus connus, que ce soit pour son histoire, son tourisme, sa gastronomie ou son modèle social. Aujourd’hui, le monde commence à s’interroger sur ce qu’il s’y passe en ce moment.
D’un côté, l’internationale de l’extrême droite propage des fausses informations et des images trompeuses afin de discréditer le mouvement social, le résumant à un désordre total organisé par les immigré·es et surtout par les musulman·es.
De l’autre, les peuples solidaires du monde entier voient de leurs propres yeux le pays des « droits de l’Homme » réprimer, mutiler et faire la guerre aux manifestant·es, piétinant ainsi ces principes mêmes que la France cherche à vendre comme son image de marketing.
La vérité finit toujours par s’imposer dans ce monde si clivant où la propagande de l’extrême droite ne parvient plus à cacher la face obscure de notre République : 15,4 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, près d’un quart des enfants ne mangent pas trois repas par jour et 3,5 millions de ménages souffrent du froid dans leur logement.
Des enfants étudient dans des écoles envahies par les rats, où il fait un froid glacial en hiver et une chaleur étouffante en été. Des classes et des postes de professeurs ont été supprimés par manque de moyens, mais l’État fait le choix de verser 166 milliards d’euros aux entreprises !
Le gouvernement du roi Macron continue à flirter avec la propagande de l’extrême droite qui cherche à rejeter la faute sur « l’ultragauche », tout en laissant passivement circuler les fausses informations racistes et islamophobes visant les immigré·es.
Tout cela sert à masquer les véritables problèmes liés à la politique néolibérale de son gouvernement, laquelle détruit les écoles, les hôpitaux et nos services publics tout en favorisant la concentration du capital et de la richesse entre les mains des milliardaires.
La violence, c’est eux !
Cela ne relève ni du hasard ni du néant : c’est le résultat direct d’une classe dirigeante qui trahit le peuple et sa République. C’est elle qui exerce une violence inouïe contre nous qui crevons la dalle, contre les enfants qui veulent étudier correctement, contre tous·tes celles et ceux qui veulent vivre dignement et qui refusent de voir les fascistes s’installer au pouvoir.
Le gouvernement du roi Macron continue à flirter avec la propagande de l’extrême droite.
Et c’est encore elle qui ose nous accuser de violence, alors que ce sont ses membres et leurs amis ultrariches qui pillent le pays, organisent un vol collectif, nous exploitent et jettent les révolté·es en prison. La violence, c’est eux !
Ils parlent beaucoup de la protection des enfants et de la loi intégrale, mais la vérité est que les enfants, comme toute la population, continuent d’être violés, frappés, tués !
Ce sont eux qui refusent d’enquêter sur le dossier Epstein. Ce sont eux qui envoient les CRS mutiler notre jeunesse. Ce sont eux qui financent et arment le génocide à Gaza. Tout en versant des larmes sur des vitrines brisées, en laissant les enfants de Gaza mourir sous les ruines et sans penser aux morts et aux mutilé·es liées à la répression du 17 octobre. Quelle crédibilité reste-t-il alors à cette France de Macron ?
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