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Publié le 18 avril 2007

Sarkozy, la démocratie et l'Algérie

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Moment de vérité, jeudi 12 avril, au micro d'Europe 1. Nicolas Sarkozy, interrogé par Jean-Pierre Elkabbach et trois journalistes, réagit aux attentats qui ont frappé Alger la veille. Subitement, le candidat de l'UMP justifie le coup d'Etat de 1992, quand l'armée algérienne et le FLN avaient imposé la suspension les élections, mettant prématurément un terme à un processus électoral déjà bien timide. On connaît la suite: une effroyable guerre civile qui a duré plus de dix ans.

Voici ce qu'a dit Nicolas Sarkozy: « L’Algérie avait été très courageuse au début des années 90 en interrompant le processus démocratique – à l’époque c’était le FIS – pour éviter la prise de pouvoir des islamistes. A l’époque l’armée avait joué un grand rôle – beaucoup avaient critiqué l’armée algérienne –, mais s’ils n’avaient pas fait cela on aurait pu avoir un régime à la taliban en Algérie. Il faut soutenir l’Algérie, il faut l’aider à se développer et il faut engager une lutte sans merci contre les réseaux terroristes. »

Sarkozy justifie l'interruption de la démocratie en Algérie

C'est clair. Pour Nicolas Sarkozy, la fin justifie les moyens. Même les pires. Mieux vaut le savoir.

Il est incompréhensible qu'en pleine campagne électorale personne n'ait relevé ces propos. Ni à l'antenne, ni après. Dans le dernier Politis (19 avril) avant le premier tour, j'y consacre ma chronique «Regard sur la campagne» . Je ne vais donc pas m'étendre d'avantage ici. Mais je sais que vous pouvez méditer sur cette profession de foi «démocratique» du candidat de l'UMP...


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