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Publié le 22 octobre 2009

Jean Sarkozy se dégonfle en ridiculisant tous les ministres et la majorité des députés de l'UMP

François Fillon , pour s'être roulé dans la flagornerie dictée par le communicants de l'Elysée traitant les ministres "à la roumaine", peut désormais revendiquer le surnom de "Génie des Carpettes".

En renonçant à la présidence de l’EPAD, Jean et Nicolas Sarkozy se payent le luxe de ridiculiser la plupart des ministres et une bonne vingtaine de députés de l’UMP partis à l’assaut de la presse et de l’opinion publique pour expliquer que les médias avaient organisé une « véritable chasse à l’homme » et qu’il n’y avait pas plus légitime et plus normal que cette candidature. Et, ne boudons pas notre plaisir, ce fut un régal que d’observer les exercices de rétropédalage des ministres, à commencer par celui d’Hortefeux. Donnant tardivement raison à ceux qui prétendaient que le blanc-bec de Neuilly présentait un bagage de compétence un peu léger : tous des jaloux, des anti-jeunes, des manipulateurs et des adversaires des « sans diplôme ». Ce qui tend à prouver que le président qui méprise l’opposition, méprise au moins aussi fortement sa propre majorité. Cela ne rassurera personne. Cette histoire pourrait être plaisante et avoir un parfum de victoire si elle ne montrait pas, tout simplement, que pour Nicolas Sarkozy, la démocratie n’est qu’une comédie de boulevard, un jeu de rôle. Qu’il s’agisse de la majorité ou de l’opposition. C’est comme cela, interrogez vos livres d’histoire, que se préparent les dictatures, y compris les dictatures molles appuyées, par exemple, sur la télésurveillance et le fichage systématique.

Reste que la gamin (qui évidemment n’en a pas parlé avec le président mais avec papa) ne renoncera pas, une fois au conseil d’administration de l’EPAD, au projet qui lui est cher : le gaspillage de plus d’un milliard d’euros pour transformer l’avenue qui mène de Paris à la Défense.

Il ne reste plus qu’à proposer de lire l’interview de renonciation du petit Jean, martyr de la manipulation, dans les écoles à la place de la lettre de Guy Mocquet.

Alors, direz vous, sont jamais contents à Politis. Après avoir critiqué la candidature, ils critiquent la retraite sur des positions préparées à l’avance.

Ouais, ça me rappelle une vieille blague. Un spectateur s’installe dans une salle de théâtre, avec son chapeau sur la tête. La salle scande : « chapeau ! chapeau ! chapeau ! ». L’homme, vexé, retire son chapeau. La salle scande, rigolarde : « dégonflé ! dégonflé ! dégonflé ! ».

Reste que l’une des remarques des mécontents reste vraie : prenez une chèvre, écrivez UMP dessus et présentez là à une élection à Neuilly, elle sera triomphalement élue.


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