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Publié le 19 janvier 2011

Jean-Luc & Mélenchon

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Un des problèmes, avec Jean-Luc Mélenchon: c'est qu'on sait jamais qui est là.

On sait jamais si c'est le Jean-Luc des sourires?

Illustration - Jean-Luc & Mélenchon

Ou si c'est plutôt le moins jovial Mélenchon, qui peut des fois devenir un peu flippant.

Illustration - Jean-Luc & Mélenchon

Surtout quand il commence à lever le doigt.

Illustration - Jean-Luc & Mélenchon

Par exemple, si tu étais dans quelques récentes manifs propalestiniennes parisiennes, t'as dû croiser Jean-Luc.

Et t'as dû penser que c'était bien cool de lui d'être là, durant que Bertrand D., manager de Paris, procédait quant à lui à l'inauguration de l'esplanade Ben Gourion1.

Mais.

Durant que défilait ainsi Jean-Luc: Mélenchon rédigeait de son côté d'atroces billets de blog d'où ressortait qu'il n'était (certes) «pas communiste chinois» , mais qu'il fallait tout de même bien reconnaître, mâme Dupont, que ces petits (mais costauds) mecs de chez l'中国人民解放军 n'avaient nullement démérité, dans leur mission d'élévation des moines du reculé Tibet - aaattends, Gyatso, on t'a construit des jolies routes, on t'a même trouvé un panchen, et tu ouvres ta petite bouche?

On peut donc éprouver de la difficulté à bien distinguer le Jean-Luc anticolonial des manifs de soutien aux Palestinien(ne)s du Mélenchon qui chante la colonisation des monts d'Embouddhistan.

De même: toutes les fois que Jean-Luc, découvrant sur le tard les nouveaux chiens de garde, crie soudain que les journaleux sont des larbins de la dominance, on peut avoir l'envie de lui en taper cinq.

Mais voilà que dans le même temps, Mélenchon fait, avec Drucker ou chez Ruquier, de saliveux salamalecs - vous en allez pas tous, on est si bien ensemble -, et jure même qu'Éric Zemmour est un «brillant intellectuel» .

(Slu-u-uuurp.)

En sorte qu'on ne sait plus très bien qui sur la fin l'emportera, du Jean-Luc hérissé qui somme la presse d'en bas de fermer sa «petite bouche» - naaan mais sans déconner, pour qui c'est qu'ils se prennent - ou de l'avenant Mélenchon qui de la sienne dit que Zemmour scintille très fort.

Aussi: quand le bon Jean-Luc rédige une ordonnance requérant que les «socialistes» made in Solférino (mais pas que) s'en aillent todos , on peut avoir l'élan de l'appeler Hugo Mélanchez - et on peut même prévoir (j'en sais qui en sont là2) de lui donner du vote, pour la prochaine présidentielle.

Mais imaginons qu'au soir du premier tour, Mélenchon, rappliquant, réclame qu'on vote quand même pour les «socialistes» made in Solférino qui ne s'en seraient pas todos allé(e)s?


  1. Du nom d'un fameux démocrate israélien. 

  2. Mais tel n'est pas mon cas. 


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