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Publié le 23 mai 2015
Sauve-qui-peut : et si les manifestants se mettaient à marcher sur l'Élysée...

Sauve-qui-peut : et si les manifestants se mettaient à marcher sur l'Élysée...

Brève de Yéti

Zadiste à Sivens

Quand même pas banal, ce rapport de la commission d'enquête parlementaire sur le maintien de l'ordre : interdire carrément le droit de manifester à ceux qui seraient susceptibles de s’y montrer violents !

Lire > Après Sivens : la liberté de manifester limitée ?

En clair, distinguer le manifestant sage à banderoles et slogans inoffensifs du méchant zadiste qui occupe physiquement le terrain pour faire triompher la cause qu'il croit juste.

Mais comment s'étonner de ce nouvel avatar d'une crispation sécuritaire des tenants d'un ordre établi en phase d'effondrement ? En réalité, ce nouveau signe d’un autoritarisme mû par un pur réflexe de trouille pose aussi le problème de l’action politique d'opposition en période de débâcle d'un système usé.

Une trouille ô combien justifiée

À quoi bon des manifestations rituelles entre Bastille et République quand celles-ci ont largement démontré leur totale inutilité (réforme des retraites) ? À quoi bon multiplier les pétitions de pure forme quand celles-ci n’ont aucune chance de déboucher sur la tenue d’une quelconque votation citoyenne (comme en Suisse) ?

Les manifestations d’humeurs dûment autorisées et encadrées par les autorités relèvent surtout de l’exutoire stérile et de la bonne conscience à bon compte. Et c’est bien parce qu’ils ont pris conscience du cul-de-sac dans lequel se morfondait l’opposition politique à la papa que les zadistes de NDDL ou de Sivens passent à l’acte.

Ce que craignent aujourd’hui les tenants déboussolés de l’ordre établi vacillant, c’est de voir les braves manifestants à banderoles et slogans se mettre à marcher résolument sur l’Élysée, Matignon ou le palais Bourbon .

À constater la dégradation rapide du paysage politique du pays, leurs craintes paraissent sérieusement fondées.


Photo : AFP/Pascal Pavani

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