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Dossier : Alain Badiou : "Pourquoi le sarkozysme est un pétainisme"

Crise : le monde en quête d’alternative

La crise économique et financière l’a démontré : il devient urgent de réguler la mondialisation. La commission Stiglitz propose des pistes encourageantes, présentées lors de la conférence de l’ONU qui s’achève le 26 juin. Mais le G8 et le G20 freinent des quatre fers devant cette remise en cause du modèle libéral.

Réguler la mondialisation est devenu une priorité, a redit Nicolas Sarkozy le 15 juin à Genève lors du 90e anniversaire de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le chef de l’État a pris des accents altermondialistes pour dénoncer « un capitalisme financier devenu fou à force de n’être soumis à aucune règle et dont on commence à mesurer à quel point il peut être destructeur » . Or, dans un rapport de la commission « pour la réforme du système financier et monétaire international » , présidée par le prix Nobel Joseph Stiglitz, ce constat va bien plus loin : il est élargi à l’ensemble du système économique mondial et à « certaines politiques » des institutions financières internationales, qui « ont favorisé la contagion de la crise de par le monde » . Autrement dit, le modèle économique libéral est en cause, et pas seulement un « capitalisme financier ».

Les conclusions de ce rapport, étudiées lors de la conférence au sommet des Nations unies sur la crise économique et financière mondiale qui se tient jusqu’au 26 juin, sont donc l’objet de beaucoup d’attention. Le document a été qualifié de « premier pas encourageant » par les altermondialistes d’Attac. Mais l’initiative déplaît fortement à certains États « leaders » du G8 et du G20 pour qui ces réunions en petit comité doivent demeurer les seuls espaces internationaux de décision.

L’enjeu de cette bataille feutrée menée depuis plusieurs mois est souligné par Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac France : « Non seulement certaines des propositions du rapport Stiglitz, en particulier la création d’un Conseil économique mondial, menacent leur domination, mais la mise en débat public de ces propositions risque de mettre au jour l’absence de volonté des principaux États du G20 à réellement agir pour transformer l’architecture économique et financière mondiale. » L’absence de volonté était visible dès le mois d’avril, au G20 de Londres : le moins que l’on puisse dire est que les mesures annoncées n’ont pas changé la face de la mondialisation. Et il y a fort à parier que le prochain G8, qui réunira en juillet les pays les plus riches de la planète, aboutira au même résultat.

Pire, dans le cadre des négociations préparatoires à la conférence de l’ONU, la plupart des États membres de l’Union européenne, dont la France, ont cherché à en affaiblir la portée et les possibles conclusions, accuse notamment François Houtart, représentant personnel du président de l’assemblée générale des Nations unies. C’est dire l’importance des propositions qui seront en débat dans les prochains mois.


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