Courrier des Lecteurs
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FOOTBALL AMÉRICAIN 2 (SUITE ET FIN)
La 23° Coupe du monde de l’histoire a livré son verdict. On était très critique à l’égard de cette édition de la démesure (48 équipes, 12 groupes de qualifications, 104 matchs dans 3 pays et 16 villes durant un mois et une semaine). Sans parler du désastre écologique. La Coupe du monde des records, a-t-on pu entendre un peu partout. Je m’étais promis de me tenir à distance, mais j’ai repiqué au truc en fan indécrottable, phalène attirée par les lumières des stades géants dans un été en surchauffe. Racisme, homophobie, tricheries, ingérences, arbitrage défaillant, commentaires laborieux et big money, comme disait Dos Passos.
Ça avait mal commencé, avec des tarifs prohibitifs, des coûts de transport dissuasifs, un Trump désireux de s’introduire en roi de la fête et, plus grave, une ICE (Immigration and Customs Enforcement) – la police anti-migrants du roi Trump – plus féroce que jamais avec des arrestations et des menaces d’expulsion de supporters jugés indésirables et jusqu’à des joueurs d’’équipes africaines. On a parlé d’une caution de 15000 dollars exigée pour être bien sûr que ces supporters repartiraient sagement chez eux après l’élimination de leurs équipes favorites. On a parlé aussi de déploiements de l’ICE pour renforcer des contrôles contre les populations latino-américaines. Tout cela dans le cadre de la grande fête fraternelle du sport qui était la vitrine de la FIFA puisque, après diverses appellations dont World Cup, Coupe du monde, Mondial ou Mundial, on avait maintenant droit à « La coupe du monde de la FIFA », comme s’il en existait d’autres, avec le grotesque Infantino toujours en tête de gondole, visible à chaque match dans la tribune d’honneur avec les présidents de fédérations qui lui sont inféodés grâce aux généreuses prébendes qu’il leur octroie et qui lui valent ses réélections dans un fauteuil. Notre Michel Platini national, évincé par l’infâme Gianni, sorte de Machiavel du ballon rond, est en procès contre lui et on verra ce que cela va donner, sans se faire trop d’illusions tant le bonhomme a su tisser des liens avec les puissants du monde entier.
On avait eu d’agréables surprises au début, avec des équipes qu’on n’attendait pas et qui faisaient mieux que se défendre. Le Qatar tenait en échec la Suisse, les îles du Cap vert faisaient match nul contre l’Espagne et se qualifiaient après des performances étonnantes et un gardien exceptionnel du nom de Vozinha qui restera peut-être le joueur de cette coupe du monde. Des surprises mais, au final, on retrouvait les quatre meilleures équipes du classement FIFA au rendez-vous des demi-finales, sans surprise malgré l’élimination prématurée des Pays-Bas face au Japon et de l’Allemagne face au Paraguay. Le Brésil tombait contre la Norvège, mais était-ce vraiment une surprise ?
On suivait la compétition match après match et on y prenait même du plaisir à voir les matchs de l’équipe de France qui, sans trembler et avec une aisance technique incroyable, battait facilement ses adversaires. Mbappé redevenait grand, Dembélé justifiait enfin son ballon d’or et Olise s’affirmait comme le passeur inspiré de cette équipe chatoyante, véritable n°10 à l’ancienne. Et puis, quand ça ne souriait pas, les rentrées de Barcola ou de Doué pour débloquer tout ça et renverser l’échiquier.
Il y a eu ensuite ces orages de haine, proférés par des femmes et hommes politiques qui n’avaient pas été sans remarquer que la plupart des bleus avaient la peau noire ou le type arabe. Des Français, ça? On avait commencé avec une députée paraguayenne qui, après l’ex gardien international Chilavert et à la suite de la défaite de son équipe nationale au terme d’un match marqué tout du long par des brutalités, des provocations et des tricheries, insultait Mbappé avec les pires clichés racistes. Si l’homme descend du songe, d’après Blondin, la sénatrice renvoyait Mbappé aux singes. Madame Amarilla (jaune en français) recevait une réponse admirable du joueur du Real qui la jugeait méprisable et indigne de sa fonction. La dame persistait et en venait sur le terrain de la misogynie et du sexisme.
Côté argentin, après les dérapages racistes et homophobes d’après finale qatari en décembre 2022, on avait droit à des commentaires malveillants venus aussi bien de Scaloni, l’entraîneur, que de Agüero, ancien joueur devenu « streamer », sur le thème « tous des Africains » voulant que l’équipe de France n’avait pas grand-chose de Français, c’est à dire de blanc. Un total déni de la diversité et des valeurs qui font un peuple. Toutes les équipes européennes comptaient d’ailleurs de nombreux joueurs noirs dans leurs effectifs, mais les Argentins sont fiers de ne compter dans leurs rangs que des hispano-américains qu’un Trump renverrait sans coup férir. On trouve toujours plus raciste que soi.
La palme revient à l’ex premier ministre espagnol Mariano Ravoy estimant qu’il n’y avait pas de Français dans l’équipe de France de football, comprendre qu’ils sont tous africains, ce que n’aurait même pas osé un leader de Vox, le parti fasciste ibérique. On sait comment les Le Pen avaient douché, en 1998 et après, les espoirs d’une France Black-blanc-beur, mais c’est insupportable pour les racistes de voir des joueurs noirs et maghrébins dans une équipe censée représenter un nation européenne foncièrement blanche. Un cauchemar qui annonce le grand remplacement.
Trump n’aime pas les noirs, sauf quand ils marquent des buts pour les USA. Comme Folarin Balogun, joueur américain de l’A.S Monaco. Un carton rouge et une intervention de Trump pour le faire annuler. Balogun a pu jouer contre la Belgique et Infantino renvoie la balle vers un membre du comité d’arbitrage de la FIFA qui aurait pris la décision tout seul. Trump aura été omniprésent dans cette coupe du monde, sinon physiquement, par ses commentaires imbéciles et ses tentatives d’intimidation. Il est vrai que ce mondial faisait la part belle aux États-Unis et laissait au Mexique et au Canada quelques strapontins, mais on n’a pas entendu Claudia Scheinbaum ou Mark Carney.
On avait déjà parlé des enjeux économiques la fois dernière, et on se bornera à évoquer ces pauses fraîcheur obligatoires, même quand la température était supportable. Deux spots publicitaires en plus, et passez muscade !
La télévision justement, avec les matchs diffusés par M6, la chaîne qui s’est refait une santé avec la compétition. On en serait presque à regretter le duo Roland – Larqué tant les commentaires étaient plats, simples descriptions des images, certes débordant d’enthousiasme mais sans grand talent. Et que dire des consultants qui se bornaient souvent à paraphraser les sorties du commentateur principal sans apporter grand-chose d’autre n’étaient les clichés habituels : la profondeur, la verticalité, la technique et la tactique, les statistiques… Sans oublier le pedigree de chaque joueur. Triste.
Et puis l’arbitrage, souvent défaillant, et ce n’est pas les arbitres français – Messieurs Turpin et Le Texier – qui auront été les moins critiquables. Des décisions souvent contestables après visionnage de la VAR et pressions des équipes, du banc et des supporters. Le pire ayant été ce France – Paraguay et son arbitre ouzbek intimidé par des joueurs paraguayens se comportant en voyous. On n’avait plus vu ça depuis le but de Giresse annulé à la suite du scandale causé par l’émir koweïtien, en 1982.
Et le sport dans tout cela ? On a parlé des quelques surprises et de belles équipes qui auraient mérité mieux : les Cap-verdiens bien sûr, mais aussi le Japon ou l’Égypte. Il n’y aura pas eu de scores fleuves et les soi-disant petites équipes ont souvent fait jeu égal avec les gros. Dommage que le plupart des équipes africaines aient craqué en fin de match, après avoir souvent mené. Un problème physique ?
Sinon, l’Argentine a joué sur Messi, comme d’habitude, l’Angleterre a pu compter sur Jude Bellingham et Harry Kane, celui qui a joué au golf avec Trump, l’Espagne a sorti sa sœur latine portugaise et a montré aussi sa force tranquille avec Yamal, Rodri et un milieu de terrain royal. Et la France? Enfin disons ce ramassis de nègres venus des ex-colonies ?
Épilogue, les Français pas Français avaient les faveurs du pronostic, mais se sont fait battre en demi-finales par la Roja espagnole, un 14 juillet en plus. Tandis que, le lendemain, L’Albiceleste triomphait des 3 Lions, sans nègre aucun, eux. On ne parlera pas de la petite finale avec un score de baby-foot qui a failli tourner à l’humiliation. Mbappé était meilleur buteur. En finale, c’est l’Espagne, mérité. « L’un des meilleurs événements jamais organisés », dira Trump, sifflé comme Infantino alors qu’il s’invitait avec sa discrétion habituelle dans la fiesta espagnole, à l’assaut du podium.
Mbappé, Dembélé, Olise, Yamal, Williams, Bellingham… Rien que des noirs parmi les meilleurs joueurs, excepté Messi. De quoi dégoûter Ravoy, Trump, Chilavert, Agüero, la Le Pen, Scaloni et madame Amarilla. Rendez-vous en 2030 (Espagne, Portugal et Maroc avec trois matchs en Amérique du Sud pour fêter le centenaire de la compétition), si on n’est pas morts de chaud avant.
Gauches
Merci pour la présentation des différents mouvements de gauche et l’existence de programmes.
A partir de là, il faut continuer le travail ! Il faut lire et comparer.
En effet, nous ne lirons pas chacun de ces travaux. Si nous faisons confiance à un journal non partisan, celui-ci saura comparer les différents projets, nous faire un tableau des points d’accord, des convergences et des divergences qui peuvent servir de base à un rassemblement et à des projets collectifs.
Il saura aussi rappeler quand les uns et les autres ont su voter pour leurs préconisations, ou quand ils s’en sont éloignés, en gros rappeler la cohérence de leurs mandataires (cf; Hollande!).
Il vaudrait mieux parler sérieusement des primaires de gauche et de leurs difficultés, pour les résoudre, que de se résigner à faire la promotion de la France « insoumise ».
A partir de là, plus besoin de nous faire la promotion de Mélenchon comme TINA, parce qu’il n’y aurait personne d’autre et sous prétexte qu’il aurait une organisation (rappelons le, gazeuse selon ses termes) et une force politique. Ce n’est pas parce qu’il a réussi à rassembler vingt mille féaux sur dix millions d’habitants de la région parisienne qu’il y a une organisation structurée et démocratique, loin de là. Le personnage est léniniste, autocrate et caractériel. Nous le vendre comme seule alternative aux fascistes, c’est vraiment pousser à l’abstention.
« Pour un sursaut collectif antifasciste... »
C’est le titre d’un texte rédigé par Chloé Maurel sur son blog le 12 mai dernier (cf « Le Club de
Mediapart »).
Il rejoint pleinement mes préoccupations et celles de bien d’autres d’entre nous je crois…
« A un an de la présidentielle et face à la menace politique du retour du fascisme un peu partout, un
sursaut antifasciste s’impose (..) » écrit-elle.
On peut gloser sur la « menace fasciste » que d’aucun minimise ou trouve exagérée…
Pour se mettre d’accord sur le diagnostic, je l’espère sincèrement, je dirais que nous avons vécu, et ce
depuis des dizaines d’années [des dérives, dans les années 80-90, du « miterrandisme » en France et
de la « social-démocratie » en Europe, au « sarkosysme » dans les années 2000 en France (sans
oublier les errements du « hollandisme » et du macronisme ») parallèlement au « tchatchérisme » et
au « blairisme » en Angleterre , du « reaganisme » au « trumpisme » maintenant aux USA] à une
remise en cause de toutes les conquêtes démocratiques et sociales conquises après la 2eme Guerre
Mondiale : en particulier, la Sécurité Sociale et tous les progrès sociaux obtenus de haute lutte par nos
anciens (congés payés, retraite à 60 ans, conventions collectives et droit du travail, « 35 heures »,
statut de la Fonction Publique, …), ainsi que le Droit International et la prépondérance de l’ONU
dans la défense de la Paix et des droits des peuples et la lutte contre la faim et l’analphabétisme
(même si le droit de veto des grandes puissances en a grandement limité les effets).
Elle décrit dans son blog la « radicalisation » de la droite et des puissants aux USA, en Italie, en
Pologne et ailleurs, avec une « banalisation inquiétante du racisme institutionnel, de même qu’une
libération décomplexée de la parole raciste » (cf CNews entr’autres chez nous).
Les fondamentaux du RN demeurent : « préférence nationale, stigmatisation des musulmans,
obsession migratoire et autoritarisme pénal (…), usage disproportionné de la force par les autorités
policières » (cf les interventions contre les gilets jaunes, les manifestants écologistes ou pour défendre
les retraites).
Alors, oui, elle a raison : il est temps de sonner l’alarme et de porter une autre voix, une autre
voie aussi pour notre avenir commun :
1°/ on doit d’abord s’inscrire en faux, réagir et s’opposer, à toute occasion (dans le cercle familial,
professionnel au autre), quand on entend proférer des idioties sur le prétendu « grand remplacement »
ou sur le « coût des immigrés » qui gréverait nos budgets. On doit adopter la « tolérance zéro » sur
ces soi-disant vérités proférées par le RN, la droite et au-delà, dans les media aussi et surtout. La
vérité, c’est que les travailleurs immigrés contribuent plus au budget de la Nation et à celui de la
Sécurité Sociale que ce qu’ils « coûtent » ! Surtout, ils ne peuvent être, à eux seuls, la cause des
problèmes d’emplois (ils occupent pour beaucoup, et de plus en plus, des emplois que les français
« de souche » ne suffisent pas à satisfaire : éboueurs, travailleurs du BTP, secteurs de la santé, des
petits boulots, de l’aide aux familles…). Alors, il faut dire stop à l’imposture du RN : qui ne vote pas
pour un impôt sur la fortune ou sur les entreprises, qui vote contre l’augmentation du SMIC, etc. (les
infos, on les trouve sur internet si on cherche un peu !).
Pour ce combat qui doit être sans cesse renouvelé, il faut nous doter, collectivement et urgemment,
d’un « ARGUMENTAIRE ANTI-RN » recensant toutes les contrevérités qu’ils avancent, eux et pas
qu’eux ! ; ainsi que leurs ACTES : VOTES antisociaux et antidémocratiques, DECISIONS prises par
les maires RN, MENSONGES proférés abondamment sur les media de Bolloré, etc.
Nos mots d’ordre sur ces points : TOLERANCE ZERO et VIGILANCE MAXIMUM !
2°/ dans ce contexte et pour renverser la vapeur, on ne peut plus rester seul.e dans son cercle familial
ou professionnel. On ne peut plus rester spectateur, on ne peut plus rester isolé.e, condamné à SUBIR
les conditions de vie et de travail qui empirent depuis trop longtemps. Il faut trouver avec qui parler,
pouvoir échanger sur nos conditions de vie, trouver ensemble des solutions, se fédérer. Il existe une
multitude d’associations pour s’engager et oeuvrer à plusieurs, dès maintenant, sans attendre, dans
une perspective de résistance au monde tel qu’il est, mais aussi, pour l’avènement d’un monde
meilleur : aides aux plus démunis (Secours Populaire, Secours Catholique, les restos du coeur,
Emmaüs, …), aides aux migrants (Cimade, SOS Méditerranée, etc.), soutien aux personnes
discriminées (mouvements féministes, contre le racisme, l’antisémitisme, les violences sexuelles…),
défense de l’environnement… Il existe aussi les organisations syndicales pour se défendre, peser,
modifier le rapport des forces et défendre les autres aussi, obtenir des avancées sociales aussi (à la
CGT , aujourd’hui, 100 000 adhérents sur 600 000 sont des salariés « isolés » ! Quelle responsabilité
pour les syndicats de les accueillir encore plus nombreux : travailleurs ubérisés, salariés des TPE,
travailleurs précaires, contractuels, chômeurs aussi…).
Les mots d’ordre sur ces points : S’ENGAGER, NE PLUS SUBIR, AGIR
COLLECTIVEMENT !
3°/ et il y a les élections de 2027 : échéance particulièrement cruciale pour notre pays et notre peuple,
et même sur le plan international ! Alors, ça « commence » à s’agiter de partout surtout pour
l’élection présidentielle : déclarations de candidatures tous azimuths, et surtout à gauche (sic), « pro-
primaires » contre « anti-primaires », c’est la guerre des égos, ça se bouscule, on cherche à dénigrer et
éliminer ses concurrents, surtout à gauche (re-sic)… On va avoir une avalanche de sondages… Et
nous voilà devenu.e.s, une fois de plus, les spectateurs de ce grand cirque…
ALORS QUE :
=> l’élection présidentielle va voir s’affronter un nombre sans doute encore plus important de
candidats, qui pourront espérer, au-mieux, un peu plus de 15 % des inscrits, pour « être qualifié.e
pour le second tour » ! Le futur président (ou la future présidente) ne représentera les convictions, au-
mieux (avec le fameux « vote utile »), que d’un français sur 5 ou 6 !
=> les élections déterminantes seront en fait les LEGISLATIVES qui désigneront les députés qui
siégeront à l’Assemblée Nationale : il faudra une majorité de députés pour qu’un gouvernement
puisse gouverner et faire voter les lois et surtout le budget annuel de l’État et de la Sécurité Sociale.
Or, ce sujet n’est quasiment jamais abordé dans les « débats » actuels (on devrait plutôt dire les
déclarations partisanes plutôt que les débats !).
=> Avec le système électoral tel qu’il est, une majorité de députés de gauche ne peut être assurée que
si, unis, ils obtiennent au-moins 20 à 25 % des inscrits au 1er tour et s’ils bénéficient de
« désistements républicains » pour éviter des triangulaires et l’élection massive de députés RN (en
2024, le RN a obtenu 21,55 % des inscrits au 1er tour et seulement 149 élus en tout et le NFP avec
18,20 % des inscrits au 1er tour a obtenu180 députés, très loin de la majorité requise de 290 sièges !).
Nous sommes nombreux à être conscients de la gravité de la situation. Mais les partis qui sont censés
nous représenter apparaissent « hors sol », obnubilés par l’élection présidentielle et la désignation de
leur candidat, alors que, on le voit bien, NOUS LE SAVONS TOUS : à la Présidentielle, l’enjeu
réel sera d’éviter l’élection d’un.e Président.e d’extrême droite et, dans la foulée (merci Jospin,
avec l’inversion du calendrier électoral en 2002), d’une majorité de députés RN ou ciottistes !
Les partis de gauche, leurs dirigeants, leurs militants et leurs adhérents (c’est-à-dire quelques dizaines
de milliers de personnes en tout !) vont faire leur choix, chacun de son côté (sic) pour savoir s’ils
auront un candidat à la présidentielle ou pas et ça va les occuper encore quelques mois !!!
Par contre, pour les futures législatives, comme c’est parti, on va nous refaire le « scénario
catastrophe » habituel de l’accord scellé en quelques jours pour sauver ce qui pourra l’être, c’est-à-
dire « avoir un groupe de députés à l’Assemblée Nationale » ou pas (re-re-sic) !
Sans parler de ce qui nous attend une nouvelle fois, à l’automne et jusqu’à la fin de l’année, avec le
débat sur le budget… 2027 ! Une nouvelle occasion pour les députés de gauche de se déchirer
entr’eux à nouveau… un vrai cauchemar…
BASTA !!!
CA SUFFIT !!!
ON EN A MARRE !!!
Pour éviter le pire, et pour suppléer à la gauche « la plus bête du monde », il ne nous reste
qu’une voie de salut : SE BOUGER, individuellement, à son niveau, ne rien lâcher et participer
aux initiatives locales qui se présentent et qui se présenteront.
Initier aussi soi-même, avec ses contacts, ses voisins, sa famille, des expressions, des échanges des
initiatives, sur les messageries, les réseaux sociaux, chez soi, à la cafét, peut-être bientôt sur les
places, les plages, les ronds points, dans les parcs à la fraiche aussi, dans son jardin si on en a un…
ALLONS Y !
Soyons entreprenants, résilients, enthousiastes, optimistes, joyeux (la musique, la danse, ça peut aider
aussi) et DE PLUS EN PLUS, NOMBREUX !!!
Notre avenir, celui des jeunes surtout, est entre nos mains.
Renouons avec les « JOURS HEUREUX » de 1936.
Retrouvons le goût des débats de 1968.
Retrouvons l’espoir de 1981.
Non au repli sur soi et à la peur des autres.
Ouvrons nos fenêtres et nos esprits.
Plus d’esprit de chapelle.
Soyons ouverts, accueillants, combatifs, persusasifs.
GO : « We Shall Overcome »…
ANDA : « Un pueblo unido jamas sera vencido »…
UNISSONS – NOUS
Tant qu’il est temps…
Fraternellement,
Jean-Paul, retraité de 72 ans… mais toujours prêt à militer !
social-démocratie et le social-libéralisme.
j’ai beaucoup apprécié le message de Didier Delinotte, qui appelle à
bien distinguer la social-démocratie et le social-libéralisme.
La gauche radicale devrait en effet se réclamer de la
social-démocratie: « réformiste », « dont la politique est basée sur la
redistribution » (même si, en France, les syndicats ne sont hélas pas
puissants).
Ce sont les socio-libéraux qui ne devraient pas se réclamer de cette
appellation.
Je suggère, m’inspirant de Thomas Piketty, les qualifier de
« propriétaristes », car ils érigent la propriété en droit sans
limite, avec pour conséquences une montée vertigineuse des
inégalités, et le réalité du pouvoir entre les mains d’une
oligarchie de milliardaires.
Le mot de « libéralisme » souffre en effet d’une ambiguïté, entre le
libéralisme économique (propriétarisme) et le libéralisme sociétal.
Je ne comprends pas, en revanche, à la fin de sa tribune, la
distinction qu’il fait entre « gauche de gauche » et « vraie social
démocratie ». Sauf si, par « gauche de gauche », il entend les partis
d’extrême-gauche qui ne prétendent pas à l’accès au pouvoir par les
urnes.
Avec mes meilleurs sentiments
La douleur et la honte 2026
Je vais vous parler d’une histoire à laquelle je n’arrive pas à croire.
Une histoire incroyable…
Ça se passe dans une banlieue modeste,
ce sont des enfants qui jouent, avec un ballon…
Le ballon tombe dans le jardin d’un particulier.
Les enfants vont le récupérer, mais le propriétaire du jardin appelle la police.
Les enfants savent ce que la police est capable de leur faire,
ils s’enfuient à toute vitesse, poursuivis par la police, ils vont se réfugier
dans un transformateur électrique, la police n’intervient pas
pour les protéger, à la fin de cette histoire, les enfants sont morts,
électrocutés. Zayed et Bouna, 17 et 15 ans, sont morts.
Une histoire comme ça s’est déroulée en France, au XXIième siècle,
dans un pays qui a offert au monde les Droits de l’homme, la révolution des Lumières,
c’est-à-dire un monde où la raison, la lumière de l’esprit, prime sur tout le reste, la France,
c’est aussi le pays qui a mis au point la notion de crime contre l’humanité…
Liberté, Égalité, Fraternité ?
Le permis de tuer.
De Malik Oussékine à Nahel en passant par Rémy Fraisse,
on ne compte plus les enfants qui meurent sous les coups de la police.
Le plus souvent, ce ne sont pas des enfants louches qui sont leurs victimes,
mais des enfants franchement basanés, comme le disait Coluche.
La liste des exactions commises par les forces de l’ordre contre des innocents
est particulièrement longue, remplir un sac à dos avec une grenade explosive
enfoncer une matraque dans l’anus, étouffement, noyade, tir de LBD, coups de feu…
Je me souviens qu’à Nice, des types costauds en uniforme ont renversé
avec une grande brutalité une vieille dame, en quoi une vieille dame
était-elle un danger pour eux ? Est-ce un acte d’un homme digne de ce nom ?
À Marseille c’est une vieille dame à sa fenêtre qui a été victime d’un tir de LBD,
grièvement blessée, elle est morte à la suite de ses blessures,
en quoi cette personne était-elle dangereuse ?
Il arrive régulièrement qu’un homme meure dans un commissariat.
Surtout s’il est franchement basané…
Blesser gravement, violer, tuer un enfant, une vieille dame, un homme sans arme,
est-ce vraiment une méthode honorable de maintien de l’ordre ?
Les forces de l’ordre ne sont-elles pas là pour protéger les citoyens ?
Depuis la mort de Zyed et Bouna, entre 2005 et 2025, 562 personnes sont mortes
suite à une interaction avec les forces de l’ordre. Ont-elles déjà obtenu le permis de tuer ?
Le FN/RN est-il déjà au pouvoir ? C’est quoi la différence entre une démocratie et un état policier ?
En juin dernier, des policiers, à Clermont-Ferrand, on détruit une piscine
installée dans un quartier HLM pour les enfants en période de canicule…
Sur les murs de ma prison, j’écris ton nom,
Liberté, Égalité, Fraternité…
Leur candidat.....sera-il de droite?
Le traitement politique du thème en objet m’a agacé. Parler de « gauche radicale » pour parler de LFI, et de « social-démocratie » pour tous les autres tombe dans le confusionnisme politique ambiant. La social-démocratie historique est représentée par LFI. « Place publique » n’a rien à voir avec la social-démocratie, et tout à voir avec le marais centriste. La « gauche radicale », c’est autre chose. En tout cas pas celle qui pense régler le problème du capitalisme par les urnes.
Union de la gauche de transformation
Lecteur de Politis depuis plusieurs années, coopérateur du journal, je dois avouer un malaise grandissant à la lecture du journal.
Si je prends le numéro 1921, j’observe par exemple un grand écart préoccupant entre une page de titre « Sociaux-démocrates : leur candidat de « gauche » sera-t-il de droite » et un article comme « A gauche, petite histoire d’un grand bazar » qui est beaucoup plus ambigu que le titre du journal.
J’ai l’impression que Politis a longtemps espéré une union des Verts, des Socialistes, de l’Après et de François Ruffin dans un processus de primaires. Je peux comprendre cet espoir. Je l’ai partagé, au moins pour partie. Si cela avait été possible, je pense, par exemple, que Clémentine Autuin aurait été une meilleure candidate que Jean-Luc Mélenchon pour battre le Rassemblement National dans un second tour. Malheureusement, la primaire de la « gauche non-mélenchoniste » est devenue la farce que prédisait de longue date Jean-Luc Mélenchon. Comme le souligne Catherine Tricot dans un billet récent de Regards, le barycentre de la gauche n’est plus dans le parti socialiste, Clémentine Autuin ou Ruffin auraient probablement gagné la primaire et le Parti Socialiste (pour ne pas parler de Glucksmann) est incapable de l’accepter. D’où la sinistre comédie à laquelle nous assistons actuellement dans cette partie de la gauche.
En privilégiant l’alliance avec le P.S, les Verts, l’Après, Ruffin se sont irrémédiablement englués dans le marécage socialiste.
Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un risque existentiel d’arrivée au pouvoir du Rassemblement National. Cette catastrophe française signerait le basculement, déjà bien avancée, de l’Europe à l’extrême droite. Un analyse froide et lucide de la situation devrait obliger chaque femme, chaque homme de gauche à constater qu’il n’existe qu’une candidature susceptible de faire échec à l’extrême droite : celle de Jean-Luc Mélenchon. Il devrait aussi obliger à accepter qu’il n’est plus temps de laisser fleurir des candidatures qui ne peuvent être que de témoignage et finalement de diversion menant à l’échec. Ni Fabien Roussel, ni Marine Tondelier, ni Clémentine Autuin, ni François Ruffin ne sont en position de figurer significativement dans l’élection présidentielle autrement qu’en conduisant la gauche à une défaite historique.
Tous ont l’obligation de se hisser à la hauteur du tout ou rien historique qui est devant nous.
Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis sont loin d’être parfaits mais qui l’est ! En tout cas, ils représentent, dans la gauche de transformation, la seule force capable de mettre en échec le Rassemblement National.
Je dis de gauche de transformation car il est évident qu’il va être impossible d’empêcher une candidature sociale-libérale du type Glucksmann ou Hollande construite sur le refus de toute alliance avec la plus importante force à gauche, c.a.d LFI, et donc vouée à chercher des alliances « de raison » avec ce qui reste des Macronistes et la droite.
Les Verts, le PCF, l’ Après, Générations doivent donc rapidement engager avec LFI un processus unitaire pour la Présidentielle comme pour les Législatives.
Dans un tel accord, ils peuvent obtenir le respect de leurs identités respectives, des garanties sur certains points programmatiques importantes.
Pour tout le mouvement social d’ailleurs, dans son incroyable diversité, le soutien à une candidature Mélenchon ne saurait être un blanc-seing ou la remise de notre destin à un homme providentiel. Il faut construire les conditions d’un puissant soutien critique et vigilant aux changements que nous appelons de nos voeux
Une telle union augmenterait considérablement la capacité de conviction de la candidature de Jean-Luc Mélenchon et créerait les conditions d’un possible succès.
Ces forces ne pourraient-elles pas, par exemple, proposer à LFI la constitution d’un « shadow cabinet », d’une esquisse de gouvernement qui permettrait d’afficher la somme des compétences susceptibles d’être réunies par une gauche de transformation unie pour gouverner ?
Canicule
On crève de chaud. Littéralement. On meurt de devoir travailler sous 40 degrés, d’habiter dans une bouilloire thermique, de vivre dans la rue ou parce qu’il n’y a même pas de ventilateur dans sa chambre d’hôpital. On meurt surtout parce que le gouvernement refuse d’agir et coupe toujours plus dans les services publics.
La canicule qui percute la France en cette fin de mois de juin n’a rien d’une suprise. Les bons gestes, « à adopter », ne sont pas suffiants : on suffoque car les lieux de fraîcheur sont inexistants, les bâtiments publics laissés à l’abandon et car aucune protection des travailleur·ses n’est inscrite dans la loi en cas de canicule.
La canicule est avant tout un phénomène politique qui démultiplie les effets des inégalités sociales. Les plus pauvres en paient le prix fort. 37% des ménages les plus modestes subissent une chaleur excessive dans leur logement, c’est deux fois plus que les ménages les plus aisés : rénover son logement, avoir un jardin ou même installer un système de climatisation et pouvoir partir en vacances ou simplement en week-end sont des privilèges
Réellement insoumi-ses, résolument unitaires
Après la démonstration de force de JL Mélenchon à Saint-Denis le 7 juin, on voit se préciser le scénario du laminage du courant unitaire par la guerre des deux gauches. Il serait donc très tentant de céder à la force en choisissant son camp.Quoi qu’en disent les partisans du “pacte” qui n’a de « fédératif » que le nom autour de la candidature en pôle position de JLM, qui exclut de fait le PS, et vise à vassaliser les Ecologistes et le PCF, et ceux d’une “union de la gauche non LFI”, ils ont tous deux un cadavre dans la bouche : celui d’un rassemblement fondé sur le respect de l’autre, du dialogue, de la négociation et du compromis démocratique.Je refuse de choisir à qui me soumettre, et je continuerai donc à soutenir jusqu’au bout la logique unitaire sans exclusive défendue par Marine Tondelier et les partisan-es de la primaire.Cela doit-il aboutir in fine à une troisième candidature à gauche ? Je n’ai pas encore tranché la question. En tout état de cause, je ne ferai la campagne d’aucun des deux artisans de la désunion : ils sont pareillement porteurs de défaite et de régression autoritaire, alors que nous avons besoin d’un vrai rassemblement construit démocratiquement.
carte blanche d'Adib Ajaka
Dans le numéro de cette semaine, au milieu de toutes ces infos et analyses intéressantes et portées par des valeurs fraternelles, que de beauté et d’émotion dans la carte blanche d’Adib Ajaka !J’en sors groggy et très ému, une larme sur ma joue.Cher Adib Ajaka, je pense à vous et à toutes les personnes qui vivent des choses similaires.Fraternellement,