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À flux détendu

Le Festival panafricain d’Alger est un film de William Klein, le réalisateur de Grands soirs et petits matins. En 1969, Klein s’est rendu à Alger, où se déroulait cette gigantesque manifestation, expression de l’effervescence artistique de l’Afrique meurtrie par le colonialisme.

J’ai eu le plaisir de présenter ce film la semaine dernière, à Limoges, à l’invitation de l’association Mémoire vive et de sa présidente, Danièle Restoin. L’occasion de souligner ce qui fait la force d’un tel film : l’adéquation entre le politique et l’esthétique, c’est-à-dire, en l’occurrence, une extraordinaire liberté plastique en harmonie avec les revendications d’émancipation des peuples.

Si le débat qui a suivi la projection a privilégié la politique aux dépens de l’œuvre de cinéma, une chose m’a frappé : l’implication des membres de Mémoire vive, tous bénévoles.

Cinéphiles impénitents au point de prolonger tard dans la nuit une discussion sur Aki Kaurismäki, Leos Carax ou Rabah Ameur-Zaïmeche, ces militants du 7e art, qui concilient cet engagement avec leurs convictions pour un monde plus juste, ont organisé une grosse semaine de projections et de débats sur le thème « (In)dépendances, du joug colonial à la dictature du marché ». Les documentaires choisis le sont pour leurs qualités et parce qu’ils ont été peu vus : Lumumba, la mort du prophète, de Raoul Peck, Voukoum, de François Perlier…

Trop souvent méprisées par les institutions délivrant les subventions, les associations telles que Mémoire vive accomplissent pourtant un travail indispensable de transmission de l’amour et de la connaissance du cinéma. Elles le font, certes, sans écho médiatique ou presque, n’ayant pas de vedettes au programme. Mais à quoi ressemblerait l’action en faveur de la démocratie culturelle si elle devait être people  ?


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