Le pape et les homos (À flux détendu)

Satan est partout ! Même là où on ne l'imagine pas.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


Vous savez quoi ? Satan est partout ! Je le tiens d’un personnage renseigné. Un garçon pas mou de la hanche, engagé dans sa foi comme un taureau en rut, président de la virile association de catholiques intégristes Civitas : Alain Escada.

Et qu’est-ce qu’il dit, Escada, sur le site de sa secte ? Que ces derniers jours Satan a œuvré là où on n’imaginerait jamais qu’il s’emploie. Dans l’exposition sur le « Zizi sexuel » à la Cité des sciences à Paris ? Mais cela, on le savait déjà. Place Vendôme, où a été fugacement érigé un « Plug anal » (dont le titre arboricole, Tree, n’a trompé personne), de Paul McCarthy, avant qu’une main experte ne le dégonfle ? Bien sûr. Mais Escada fait une bien plus grosse révélation : Satan a hanté le synode consacré à la famille ! Et même si celui-ci s’est terminé, dimanche, sans qu’un accord soit trouvé sur les cas des divorcés et des homosexuels, pour Escada, il n’y a plus de doute : la publicité faite par le pape François sur les trois paragraphes réformateurs du rapport initial au parfum de scandale « confirme le degré d’infiltration du Vatican par des forces occultes qui travaillent à détruire l’Église de l’intérieur ».

Et qui pour déchaîner « les forces du mal » sous la chasuble des évêques ? Escada lâche le morceau, au bout d’une enquête qui l’a mené de saints backrooms en chapelles du fist-fucking : « Les puissantes Gill Foundation, Ford Foundation, Soros Foundation, Arcus Foundation, créées par les milliardaires Tim Gill (homosexuel notoire), George Soros et Jon Stryker (homosexuel notoire) ». Elles financent l’Église afin d’ « inverser » l’enseignement moral de celle-ci.

À ce stade de sa révélation, on sent l’Escada, en pleine ire, proche de la surchauffe. Un « virus » était « dans l’air » du synode, lance-t-il, « ce n’était pas Ebola ». Non, c’est beaucoup plus grave. Il n’ose pas dire ce qu’il pense, mais il le pense avec fracas : « Le pape François est un gros pédé ! »


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.