La médecine du travail harcelée

Les employeurs mis en cause attaquent de plus en plus les médecins du travail devant le conseil de l’ordre.

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C’est devenu une habitude, chez les employeurs mis en cause pour harcèlement ou mise en danger de leurs salariés : ils attaquent les médecins du travail en déposant plainte devant le conseil de l’ordre, qui n’hésite pas à sanctionner ces derniers au nom de la « déontologie ». Outrés par ce qu’ils considèrent être des « règlements de comptes », les médecins condamnés ont multiplié les appels. Le Conseil d’État a été saisi par 4 praticiens, et 6 syndicats et associations. 

Mais une entreprise enfonce le clou. Orys, sous-traitant d’EDF, a été condamnée par les prud’hommes de Nîmes en 2014 pour harcèlement moral sur l’un de ses salariés. En réaction, elle a obtenu en septembre la condamnation du Dr Dominique Huez, médecin de la centrale nucléaire de Chinon, qui avait signé un certificat médical signalant une « maltraitance professionnelle ». Le 9 janvier, elle a dépêché à son domicile un huissier pour lui réclamer les 1 000 euros de frais de justice auquel il a été condamné. L’intéressé s’y refuse catégoriquement, tant que son recours n’est pas jugé en Conseil d’État.


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