« Dans la forêt », de Gilles Marchand

Entre chronique et conte, épouvante et transcendance, Gilles Marchand laisse planer le doute dans cette forêt où il enfonce ses personnages.

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Tout est bizarre pour le petit Tom (Timothé Vom Dorp). Un père (Jérémie Elkaïm) qui vit en Suède et chez qui il vient passer des vacances d’été avec son grand frère. Et cet homme au visage déformé qui lui apparaît dans l’ombre quand il est seul et qu’il appelle « le diable ». Peur, fantasme, surnaturel, maltraitance, psychose, mysticisme ? Gilles Marchand laisse planer le doute dans cette forêt où il enfonce ses trois personnages, loin de la civilisation. Il filme à la hauteur de Tom, tendant un miroir aux adultes et à ce qu’ils peuvent incarner de monstrueux, vu de ses 8 ans. Il laisse champ libre aux réminiscences et à l’imaginaire, faisant couler la barque de cet enfant du Sixième Sens (Night Shyamalan) au voyage initiatique de Dead Man (Jim Jarmusch). Il évite de trancher entre la chronique et le conte, misant sur l’emprise des sens, entre épouvante et transcendance, surface du lac et feuillages enveloppant.

Dans la forêt, Gilles Marchand, 1 h 43.


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