« Grand débat » : Macron cadenasse ses shows

Des participants dénoncent « une mascarade ».

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Alors que les commentateurs s’extasient sur « la performance » d’Emmanuel Macron lors des deux premiers shows destinés à lancer son « grand débat », deux maires présents à Souillac (Lot) dénoncent qui « une mascarade », qui « un grand floutoir ». « Le président Macron a eu l’audace de dire que c’était un débat sans filtre. Or il n’y a eu que des filtres », dénonce René Revol, maire (LFI) de Grabels (Hérault), qui avait fait 4 h 30 de route pour porter les revendications de ses administrés consignés dans un cahier de doléances. « Aucun citoyen présent, des barrages à plus de 10 kilomètres, des contrôles d’identité dans tous les sens… », raconte-t-il dans une vidéo sur Facebook. Et de poursuivre : « Qui présidait le débat ? Un ministre. [...] Qui choisissait les intervenants par département ? Les préfets du département. » Pas étonnant dans ces conditions que le représentant des maires ruraux du Lot ait été le seul, parmi plus d’une trentaine d’interventions, à bousculer M. Macron. « Les intervenants avaient été bien choisis pour qu’il n’y ait pas de vagues », note Gérard Poujade, maire (PS) du Séquestre (Tarn). « Dans le rang où j’étais assis, nous étions quatre à vouloir contredire » le Président, écrit-il sur son blog. Comme René Revol, ils n’auront pas eu la parole, « donnée très majoritairement à des élus proches du pouvoir » pour un « exercice » qui aura été « une mise en scène du programme et du plan d’action de Macron et jamais un débat ».


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